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Le ministère du Tourisme «tague» les affiches
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Le ministère du Tourisme «tague» les affiches
Non ce n?est pas un acte de vandalisme. Il s?agit des affiches qui sont marquées depuis quelque temps d?une croix noire. C?est en fait le ministère du Tourisme qui veut par là alerter sur l?affichage «sauvage». Et y mettre un terme.
«Dans les semaines à venir, une campagne de sensibilisation aura lieu dans les médias», explique-t-on du côté du ministère du Tourisme. Et jusqu?à la fin du mois d?août, deux jours anti-affiches vont être organisés. «Aucune date n?a été arrêtée jusqu?à maintenant, mais cela va se faire pendant un week-end.»
Pendant ces deux jours, tous les partenaires sociaux seront mis à contribution pour un nettoyage. Cette campagne, explique une source au ministère, s?inscrit dans le cadre du projet Maurice île Durable.
Mais que dit la loi sur les affiches ? «Aucune mention n?est faite quant aux endroits où on peut coller des affiches», déplore Me Raouf Gulbul. De son point de vue, une loi-cadre doit être élaborée pour mettre de l?ordre. «Il doit y avoir des places spécifiques dans chaque endroit pour coller son affiche et faire passer son message.» Les gens, selon lui, n?ont plus de respect pour les institutions ou les monuments.
L?idée d?un endroit spécifique dans chaque région est aussi partagée par Rama Poonoosamy, d?Immedia. Mais il modère ses propos sur les affiches. «Coller une affiche est un droit démocratique», soutient-il.
Pour Rama Poonoosamy, le plus important dans le collage d?affiches est «le sens de l?éthique». «Il ne faut pas, par exemple, coller une affiche sur un arbre.» L?affichage, surtout politique, fait désormais partie de notre folklore, fait-il ressortir. Pendant les élections ou les campagnes d?avant le 1er mai, elles sont partout. «Les colleurs d?affiches politiques ont pris l?habitude de prendre toute l?espace pour gêner les adversaires.» Il dit comprendre l?agacement des gens.
D?un point de vue légal, pour qu?une affiche soit considérée comme illégale, il faut que le nom de l?imprimeur n?y soit pas mentionné. «Cette offense est passible d?une amende ne dépassant pas Rs 10 000 et d?un terme d?emprisonnement de six mois maximum», explique Me Raouf Gulbul. La raison est simple : aider à retrouver l?auteur de l?affiche. Surtout si le message de l?affiche est diffamatoire ou provocateur.
De plus, souligne Me Raouf Gulbul, il n?y a aucune loi pour régir les panneaux d?affichage. «Nous avons, à Maurice, un grand retard sur ce sujet.»
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