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Le ministère de la Pêche défend les accords avec l’Union Européenne
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Le ministère de la Pêche défend les accords avec l’Union Européenne
Le ministère de la Pêche rejette les accusations de dilapidation de nos ressources marines portées par le front commun des syndicalistes. Daroomalingum Mauree, directeur attaché à ce ministère, a lui accusé les journalistes de colporter la démagogie des militants écologistes pour essayer de vendre leurs journaux.
Nicolas Von Mally se défend. Lors d’une conférence de presse au ministère de la Pêche, ce jeudi 8 novembre, il a mis en avant les avantages financiers et économiques que le pays tire des accords signés avec l’Union européenne pour l’exploitation de nos ressources maritimes. Une intervention qui répond aux accusations de braderie de notre Zone économique exclusive soutenues par le front commun constitué de pêcheurs, de syndicalistes et d’activistes de gauche.
Nicolas Von Mally a mis l’accent sur les revenus générés par le Seafood Hud. Un chiffre d’affaires estimé à Rs 1,6 milliards en 2011. Cette somme prend en compte la valeur des exportations de cette industrie de même que les frais de licences délivrés aux bateaux de pêche étrangers.
Il soutient que le pays n’a pas les moyens d’investir dans les bateaux de pêche afin d’envisager une exploitation locale des ressources marines et plus particulièrement des réserves de thon de l’Océan indien. Ainsi, affirme-t-il, les accords signés avec l’Union européenne sont la meilleure option pour engranger un maximum de revenus à partir de cette industrie.
Le ministre de la Pêche a également annoncé des investissements additionnels de Rs 10 milliards dans le secteur du Seafood Food Hub pour les deux prochaines années. Sans compter des projets éventuels de promoteurs japonais et sud-coréens qui sont actuellement au stade des discussions.
Quant au directeur du ministère de la Pêche, Daroomalingum Mauree, il a fait une sortie en règle contre la presse accusant les journalistes de rapporter les revendications des militants écologistes pour des raisons commerciales.
« Moi si j’étais journaliste ce n’est pas comme cela que j’aurais fait mon travail. Peut-être est-ce pour essayer de vendre votre produits que vous rapportez ces démagogies », a-t-il déclaré alors qu’il présentait ses arguments sur les avantages des accords signés avec l’Union européenne.
Un front commun constitué de pêcheurs, de syndicalistes et d’activistes de gauche a effectivement demandé le gel de ces accords qui lient Maurice et à l’Union Européenne. Cette plateforme a adressé une lettre au Premier ministre pour réclamer le gel des récents contrats avec l’UE. Le front commun soutient que ces contrats «servent uniquement à dilapider nos ressources en mer » avec la complicité de l’Etat.
 «Nous demandons au Premier ministre de prendre nos demandes en considération. Nous ne pensons pas qu’il souhaite entrer dans l’histoire comme étant celui qui a encouragé la dilapidation de nos ressources en mer pour quelques sous », avait affirmé Ashok Subron de Rezistans ek Alternativ.
Les militants écologistes dénoncent également une exploitation non soutenable de nos ressources maritimes.
Le front commun avait annoncé des actions citoyennes et syndicales si le gouvernement fait la sourde oreille. Des actions qui seront organisées le 21 novembre dans le cadre de la journée mondiale des pêcheurs artisans et des travailleurs de la mer.
 
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