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Le ministre Faugoo insiste sur la régression du chikungunya

10 avril 2006, 00:00

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Le ministre de la Santé, Satish Faugoo, affirme que le chikungunya est en régression. Lors d?une conférence de presse samedi, et entouré de ses proches collaborateurs, il a annoncé que les autorités enre-gistrent une moyenne de 40 nouveaux cas par jour, contre 566 quand la propagation de la maladie était à son apogée en février. Au 6 avril, le chiffre officiel des cas rapportés était de 6 299.

S?il y a une ruée vers les hopitaux et les centres de santé ? au rythme de 10 000 patients par semaine ? a dit le ministre, c?est aussi dû aux fièvres, infections pulmonaires et maux de gorge liés au changement de saisons. Ainsi, 40 % de ceux qui vont à l?hopital souffrent de fièvre qui n?est pas imputable au chikungunya. Ces cas feront l?objet de tests par le Dr Pyndiah, pour mieux cerner la question.

Satish Faugoo a précisé que les données du ministère de la Santé incluent ceux qui consultent des médecins privés. Ceux-ci ont l?obligation de rapporter au ministère tous les cas de chikungunya. A samedi, ils ont déclaré 1 283 cas, soit 10 % des victimes de la maladie.

Ne pas baisser les bras

A propos des chiffres officiels, le ministre estime qu?ils ne peuvent être faussés du fait de ceux qui font de l?auto-médication. Leur nombre est minime, même s?il a concédé ?qu?il n?y a pas une façon de monitor ces chiffres.?

Il a déclaré qu?il ne faut pas baisser les bras malgré que le chikungunya régresse. Ainsi, des spots publicitaires, réalisés gratuitement par l?agence CREAD dans un élan de solidarité, sont diffusés gratuitement par des radios privées et par la MBC. ?La conscientisation doit continuer dans le public car le problème reste domestique.?

L?Inde a également voulu apporter son soutien. Son gouvernement a offert 79 tonnes de produits anti-moustiques à Maurice, dont certains ont déjà été acheminés. Ils seront distribués dans les écoles et dans les maisons, a expliqué le ministre qui s?est voulu rassurant. ?Le chikungunya n?est pas fatal. Emrith n?est pas mort de chikungunya. Les résultats de l?autopsie attribue sa mort à une inflammation du cerveau. Les tests en Suisse n?ont pas confirmé cela mais ils sont clairs sur une chose : le patient n?est pas mort de chikungunya.? Il a aussi démenti la rumeur qui veut que ceux qui vont chez des médecins privés sont plus vite traités. ?Il y a un standard treatment pour le chikungunya et à ce stade, il n?y a pas de vaccin ni de médicament.?

Le Dr Pyndiah a lui expliqué que l?utilisation de la cortisone ne peut être décidé que par le médecin traitant. ?C?est une décision qui révient au médecin et non pas au pharmacien mais la cortisone peut faire plus de tort?, soutient-il. Le Pharmacy Board a d?ailleurs averti les pharmaciens qu?ils ne peuvent vendre la cortisone sans prescription.

Concernant les cas allégués de ?défigurations physiques? dus au chikungunya, le Dr Pyndia a dit que ?ce n?est pas médicalement documenté?.

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