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Le ministre Dharam Gokhool doit revoir sa copie sur le ?curriculum?

8 août 2006, 20:00

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Il faudra patienter encore quelques semaines avant que les autorités ne puissent aller de l?avant avec le renouvellement du programme scolaire. Le ministre de l?Education Dharam Gokhool, qui avait présenté son rapport au cabinet le 28 juin; devra en effet préciser plusieurs aspects de sa réforme. C?est seulement alors que le cabinet se prononcera. Dharam Gokhool avait d?ailleurs évoqué ce délai lors d?une fonction la semaine dernière.

Le gouvernement lui aurait en effet demandé de clarifier certains points fondamentaux de son rapport sur les objectifs globaux de la réforme. C?est ainsi que l?on présente les choses du côté de l?hôtel du gouvernement.

Le rapport sur le curriculum renewal peut être présenté comme la pièce maîtresse de l?action du ministre Gokhool dans le cadre de sa réforme éducative. En fait, plus que de s?arrêter à un renouvellement du programme d?études, le rapport aborde plusieurs points sensibles mais qui s?avèrent nécessaires.

Parmi les mesures préconisées, outre un dépoussiérage des manuels scolaires, il y a la suggestion de rendre les sciences obligatoires jusqu?à la Form V au lieu de la Form III, comme c?est le cas aujourd?hui, des tests d?aptitude au fur et à mesure de la scolarité ainsi que la disparition de la citizenship education au primaire, qui devrait être fondue dans les autres matières.

Parmi les grandes nouveautés figure la tenue d?un Standard Literacy & Numeracy Test après trois ans d?études au primaires pour pouvoir déceler les faiblesses de chaque étudiant et pour savoir à quel niveau d?écriture, de lecture et de calcul se situe l?enfant. Ce test ne doit cependant pas être considéré comme un examen. L?idée est d?identifier les forces et les faiblesses de chaque enfant.

Par conséquent, ces tests n?exigeraient pas une préparation poussée au préalable. Ce serait du moins l?intention des rédacteurs du rapport en proposant cette mesure. Plusieurs problèmes se posent cependant notamment au niveau du financement de cette épreuve nationale.

Plusieurs paliers pourraient également être définis à différents niveaux au primaire et au secondaire pour s?assurer que les étudiants acquièrent un niveau minimum d?anglais, de français, d?informatique ou de maths.

Des mesures seront ensuite recommandées pour pouvoir permettre à l?écolier qui a accumulé un retard au niveau de l?apprentissage de se reconnecter au train. C?est dans ce contexte que des cours de rattrapage doivent être pensés et appliqués.

L?utilisation de l?informatique à travers le programme scolaire est également suggérée. Cela permetttrait de renforcer l?apprentissage en classe avec un outil interactif et un soutien pédagogique pour l?enseignant. Les rédacteurs du rapport auraient également planché sur un nouveau type d?examen qui serait une alternative au School Certificate (SC).

<B>La collaboration de Cambridge</B>

Une proposition pour une évaluation sanctionnée par un certificat à l?intention de ceux qui veulent abandonner leurs études à la fin de leur scolarité obligatoire qui est depuis le 1er janvier 2005 établie à l?âge de 16 ans, figurerait également dans le rapport.

En ce qui concerne le sujet science, le ministère aurait travaillé en collaboration avec l?université de Cambridge sur un nouveau sujet nommé ?Science combinée?. Ce sujet deviendrait un ?core compulsory subject?, au même titre que l?anglais, le français ou les maths. Cette nouvelle matière que recommanderait également le rapport serait un mélange de chimie, de biologie et de physique.

Une méthode accessible et la moins théorique et abstraite possible serait recommandée. Une mauricianisation du sujet s?impose également de facto. Fort logiquement, ceux qui optent déjà pour la filière scientifique ne se verraient pas proposer ce sujet. L?on retrouve ici une idée qui avait déjà été proposée par le Mauritius Research Council (MRC) dans un rapport datant de juillet 2004.

Ce document permit de constater que le désintérêt des étudiants pour les sciences était arrivé à un niveau alarmant pour un pays qui voulait faire des nouvelles technologies un nouveau moteur de croissance. Par le biais de ce document, le MRC établit également que le mode d?enseignement des sciences dans les classes est totalement désuet.

Le rapport sur le renouvellement du programme d?études fait suite au débat national sur le sujet qui avait eu lieu en décembre dernier. Ce débat avait regroupé la quasi-totalité des représentants du secteur éducatif au Domaine Les Pailles. Ceux-ci avaient été appelés à identifier les manquements de notre éducation nationale et d?y apporter des solutions.

Le rapport évoque ainsi les différentes propositions faites lors de ce séminaire. Une fois ce document avalisé par le gouvernement, le prochain pas sera de rédiger un nouveau programme d?études pour les différents sujets et de préparer les nouveaux manuels scolaires suivant ce nouveau curriculum. Mais nous n?en sommes pas encore là...

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