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Le MES s?inquiète de la qualité des perfomances au SC et au HSC

26 février 2007, 00:00

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Au fil des ans, le taux de réussite aux examens du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC) a connu une augmentation constante (de 72,3 % en 2000 à 79,3 % pour la dernière édition). Mais ce pourcentage en hausse ne rime pas nécessairement avec qualité des performances, comme le démontrent les dernières analyses du Mauritius Examinations Syndicate (MES) où chaque sujet a été minutieusement décortiqué.

Et pour le MES, les grands remèdes s?imposent. Des experts de Cambridge International Examination sont attendus en avril pour animer des ateliers de travail avec des cadres de l?Education, des directeurs de collèges et des enseignants en vue de redresser la tendance. Ces séminaires serviront à sensibiliser le secteur aux faiblesses des candidats et à proposer des solutions pour améliorer la qualité des performances.

Au niveau des mathématiques, la situation est telle que, selon le MES, ?il y a toujours trop peu de candidats qui obtiennent des résultats suffisamment bons pour continuer des études dans la discipline scientifique?. Ce constat illustre bien le problème mauricien. Malgré une croissance continue dans le taux de réussite, la qualité des copies laisse toujours à désirer, même s?il y a eu un léger mieux en 2006 dans certains sujets au SC comme au HSC.

Aux examens de fin de cycle secondaire, un peu plus de 30 % des candidats ayant opté pour les maths ont obtenu un D, E ou un U. Depuis 2002, le nombre d?élèves ayant eu un ?A? se situe entre 19 et 25 %. Pour améliorer les choses, le MES recommande notamment de rendre l?apprentissage plus ?amusant? et d?inciter les profs à utiliser des stratégies d?enseignement innovantes. La création d?un centre de support pour les mathématiques est également recommandée.

?Trop de phrases apprises par coeur?

Le constat est à peu près similaire en ce qui concerne les matières scientifiques. Pour la dernière édition du HSC, 71,6 % des candidats ont eu un D, E ou U contre 66,6 % en 2005. La chimie, (52,5 %) et la physique (53, %) tombent également dans cette catégorie. Plus de 50 % des candidats n?ont donc pas pu faire mieux qu?un D en 2006 dans les matières scientifiques. Un nouveau programme d?études est introduit, pour mettre davantage l?accent sur l?aspect pratique et pour rendre ces matières plus attrayantes.

A l?épreuve de l?anglais, le taux de réussite au SC est passé de 76,2 % en 1995, à 93,5 % en 2006. ?Il y a eu une amélioration graduelle et constante sur ces 12 dernières années?, constate le MES, mais, seul un très petit nombre parvient à obtenir la meilleure note, le grade 1. ?Seul 0,7 % de la cohorte a pu y arriver en 2004, 0,5 % en 2005 et 1,1 % en 2006?, soit un peu plus de 200 sur environ 18 000 candidats.

?En bref, même si le taux de réussite est encourageant, la qualité est décevante?, constate le MES. ?Il y a beaucoup à s?inquiéter sur la qualité des grades obtenus par nos candidats.? Plusieurs causes sont identifiées. Outre mélanger des expressions créoles ou françaises à l?anglais, les candidats aux examens utilisent souvent les mauvaises prépositions et conjugaisons ainsi que des phrases inconsistantes. Il ressort également que les collégiens accouchent trop souvent de phrases apprises par c?ur lors des examens.

A l?épreuve du General Paper, Le pourcentage de ?pass?, qui était de 72,8 % en 1995, a atteint 86,8 % en 2006, mais cela ne se reflète pas au niveau des copies. De 2002 à 2006, il n?y a eu qu?une très légère amélioration dans le nombre de ?A?. En 2006, 10 % des candidats ont obtenu cette note. ?Cependant, pas moins de 55 à 60 % obtiennent un C, D, E ou U?, indique le MES. Conclusion : les étudiants mauriciens ?peuvent mieux faire?.

Parmi les principales faiblesses qui ont été identifiées, un ?manque de planification?, ?un ton et un style inappropriés?, ?une surdépendance des matériaux préparés? ou encore ?l?incapacité à écrire des introductions et des conclusions efficacement?.

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