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Le Liban commémore l’assassinat d’Hariri malgré les attentats
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Le Liban commémore l’assassinat d’Hariri malgré les attentats
Le Liban a célébré hier le deuxième anniversaire de l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri et les dirigeants antisyriens ont appelé à un rassemblement massif à sa mémoire à Beyrouth, malgré le double attentat de la veille.
Saad Hariri, le fils du défunt qui dirige la coalition antisyrienne, a annoncé que le rassemblement sur la place des Martyrs dans le centre de Beyrouth était maintenu et il a souhaité que la manifestation soit également une démonstration de soutien au gouvernement.
Mardi, un double attentat meurtrier a visé deux autobus qui emmenaient à leur travail à Beyrouth des habitants de la région chrétienne de Bikfaya, au nord-est de la capitale. Trois personnes ont été tuées.
La coalition antisyrienne fait porter la responsabilité des attentats sur la Syrie, également pointée du doigt pour l’attentat à la bombe du 14 février 2005 qui avait tué 23 personnes, dont Rafic Hariri.
Damas a toujours démenti toute responsabilité dans cet assassinat condamné par la communauté internationale et qui avait entraîné le départ des forces syriennes du Liban.
Les commémorations ont débuté à 10h00 (12h00 heure de Maurice)hier près de la tombe d’Hariri. Mais deux heures avant le début des célébrations, des milliers de partisans de l’ancien Premier ministre affluaient déjà vers la place des Martyrs, dans le centre de Beyrouth.
“Céder à la peur”</B>
Des grillages et des fils barbelés ont été installés pour tenir les partisans du gouvernement à l’écart de ses opposants, qui campent pour certains depuis le 1er décembre en revendiquant davantage de prérogatives pour le camp pro-syrien.
Des centaines de membres des forces de sécurité ont été déployés sur la place des Martyrs, où la tension est forte entre les sunnites qui soutiennent Hariri et les chiites qui se rangent en majorité derrière le Hezbollah et Amal, proches de Damas.
Saad Hariri a dit que ces commémorations devaient être “pour les Libanais une occasion de montrer leur attachement à la vérité” et de demander à nouveau la mise en place d’un tribunal international pour juger les responsables d’attentats.
“Ne pas sortir (pour aller aux commémorations) revient à céder à la peur, à leur donner raison”, a-t-il estimé sur la chaîne LBC.
Les proches d’Hariri accusent l’opposition d’être aux ordres de la Syrie, de chercher à renverser le gouvernement et à empêcher la mise en place du tribunal.
Le Conseil de sécurité de l’Onu et le gouvernement libanais ont approuvé les dispositions préalables à la création de cette instance. Mais ce n’est pas le cas du président libanais pro-syrien Emile Lahoud. Ce projet de tribunal doit être validé par le parlement libanais, qui ne se réunira pas avant la mi-mars.
<B>Tom PERRY</B>
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