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Le gouvernement veut interdire le port du voile intégral en public
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Le gouvernement veut interdire le port du voile intégral en public
Les Pays-Bas s?apprêtent à se doter d?une des lois les plus restrictives d?Europe en matière de port du voile. Le gouvernement néerlandais a décidé, récemment, une interdiction totale dans les lieux publics de la burqa et des autres formes de voile islamique cachant le visage, après plus de dix années de débats. ?Le gouvernement juge inopportun que des étoffes recouvrant les visages, dont la burqa, soient portées en public, compte tenu des problèmes touchant à l?ordre public, à la sécurité et à la protection des personnes?, a-t-il expliqué.
La ministre de l?Immigration, Rita Verdonk, doit désormais rédiger le projet de loi. En décembre dernier, les députés néerlandais avaient approuvé une proposition de Geert Wilders, un homme politique d?extrême droite, consistant à interdire le port du voile intégral, et avaient demandé à Mme Verdonk d?étudier la faisabilité d?une telle interdiction.
?Réaction disproportionnée?
La législation en vigueur restreint déjà le port de la burqa et des autres formes de voile recouvrant entièrement le visage dans les transports publics et dans les écoles du pays.
La communauté musulmane estime que seules quelques dizaines de femmes aux Pays-Bas portent la burqa ? tenue recouvrant le corps de la tête aux pieds ? ou le niqab ? voile facial qui ne laisse visibles que les yeux. Certaines organisations musulmanes néerlandaises estiment qu?une interdiction de la burqa ne ferait que stigmatiser un peu plus le million de musulmans que compte le pays, qu?ils approuvent ou pas la burqa. La CMO (Contactorgaan Moslems en de Overheid), principale organisation musulmane du pays, évoque une ?réaction disproportionnée à un problème marginal?.
Les tensions sociales et religieuses sont montées d?un cran ces dernières années aux Pays-Bas, à la suite de l?assassinat, en 2004, du réalisateur Theo Van Gogh par un activiste d?origine marocaine qui lui reprochait sa façon d?évoquer le sort des femmes dans les sociétés islamiques.
GRANDE-BRETAGNE
Lutte contre l?islamisme à l?université
■ Comment empêcher les islamistes extrémistes de recruter des étudiants et de prêcher la haine sur les campus britanniques ? Après les attentats-suicides meurtriers du 7 juillet 2005 dans les transports publics londoniens, le Royaume-Uni avait découvert avec horreur que les quatre kamikazes étaient britanniques. Les autorités avaient noté que deux d?entre eux étaient passés par des universités du pays. C?est pour éviter la répétition d?un tel cas de figure que le gouvernement britannique a publié, vendredi 17 novembre, des directives destinées à épauler les universités dans leur lutte contre l?islamisme radical. Les directives, qui émanent du secrétaire d?Etat à l?enseignement supérieur, Bill Rammell, fournissent un ?outil pratique? aux personnels des universités pour les aider à réagir si des groupes suspects font circuler des écrits extrémistes parmi les étudiants ou si des orateurs radicaux entendent intervenir dans l?enceinte des campus. Régulièrement en butte à des polémiques sur sa gestion de l?islam britannique, le gouvernement se veut prudent : Bill Rammell a insisté sur le fait que ces nouvelles directives ?ne ciblaient pas une communauté en particulier?. Mais c?est bien la radicalisation de jeunes musulmans britanniques qui inquiète les autorités. Selon un rapport du centre des études du renseignement et de la sécurité de l?université Brunel de Londres paru l?an dernier, des groupes extrémistes ? dont beaucoup d?organisations islamistes ? sont actifs dans les universités de Grande-Bretagne. Son auteur, Anthony Glees, affirme que ?la menace est sérieuse?.
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