Publicité
Le gouvernement ne convainc pas(2/3)
CONTRÔLE DES PRIX
<B>Un gouvernement trop interventionniste</B>
Comment qualifieriez-vous la politique de contrôle des prix du gouvernement jusqu’ici ?
Une majorité d’analystes déplore un gouvernement “trop interventionniste”. Pour elle, il faut plutôt casser les monopoles, laisser jouer les forces du marché et subventionner seulement les nécessiteux. Cependant, deux analystes sur cinq qualifient de “raisonnable” la politique de contrôle des prix du gouvernement jusqu’ici. Car, selon l’un d’entre eux, “the market is small and dominated by few players. The supply curve does not get shifted by the market forces.” Toujours est-il, selon un autre analyste, que “the government is only fire-fighting without understanding that the distorsions in the market must be addressed urgently. The rupee is sinking further more versus the USD, how more coherent could one be!”
LA SITUATION DES DEVISES
<B>La banque centrale ne donne pas satisfaction</B>
Êtes-vous satisfait de la façon dont la Banque de Maurice gère la situation des devises actuellement ?
Un analyste sur deux dit être insatisfait de la façon dont la Banque de Maurice intervient sur le marché interbancaire des changes. A vrai dire, il n’y a aucune intervention, sinon très peu d’intervention, et ce, pour des montants ridicules. Résultat : avec le manque de devises sur le marché, les banques vendent des devises aux entreprises à un taux plus élevé que le taux affiché. L’offre ne suit pas la demande qui a décuplé ces derniers temps. Ce qui détermine l’achat des devises n’est pas le prix (le taux de change), mais la quantité (le volume disponible).
POLITIQUE MONÉTAIRE
<B>La hausse du taux Lombard pour bientôt</B>
Pensez-vous que la Banque de Maurice va encore augmenter le taux Lombard avant la fin de l’année 2005 ?
A une très large majorité, les analystes anticipent une nouvelle hausse du taux Lombard avant la fin de la présente année. Car il sera difficile à la Banque de Maurice d’ignorer la forte poussée de l’inflation. Selon la perception d’un analyste, le ministère des Finances n’approuverait qu’une hausse de 25 points de base alors qu’il en faudrait le double. Comme quoi la politique monétaire n’est pas déterminée seulement à la rue Sir William Newton... De toute façon, nous dit un autre analyste, le taux d’intérêt aura peu d’effet sur le taux de change sur un marché de devises illiquide. Et il faudrait un taux de rendement à deux chiffres pour que les acteurs institutionnels acceptent de conserver des roupies.
Publicité
Publicité
Les plus récents