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Le Goncourt des lycéens distingue la Camerounaise Léonora Miano
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Le Goncourt des lycéens distingue la Camerounaise Léonora Miano
Le 19e prix Goncourt des lycéens a été décerné en début de semaine à la Camerounaise Léonora Miano (photo) pour Contours du jour qui vient (Plon), l’histoire d’une enfant africaine chassée de chez elle dans un pays en proie aux sectes et dont le jeune jury a voulu récompenser “l’universalité”. Le deuxième roman de cette écrivaine née en 1973 à Douala “est porteur d’un message universel d’espoir et de courage”, a expliqué le président du jury, Maxime Béliveau, lycéen à Trois-Rivières au Québec à l’issue des délibérations à Rennes. Chassée de chez elle à l’âge de 9 ans, Musango (qui signifie “paix” en douala, langue maternelle de l’auteure) part en quête d’elle-même et de sa mère dans un pays à la dérive, en proie aux sectes et à la violence. “Elle essaie toujours de se relever. Elle prend conscience et elle agit. Elle promet une nouvelle génération forte, représentative de la nôtre”, pense le jeune Québécois, “C’est un roman universel. L’histoire aurait pu aussi bien se passer en Russie, en Amérique centrale ou au Canada”. Comparé aux Bienveillantes de Jonathan Littell couronné la semaine dernière par le Goncourt, le roman de Léonora Miano est “une oeuvre plus accessible pour les lycéens”, a ajouté le président du jury.
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