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Le front syndical refuse le plan sur les institutions sucrières

11 septembre 2007, 00:00

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?Le cabinet de consultants KPMG doit revoir sa copie !?C?est ce que soutient Rajesh Narain Guttea, porte-parole du Sugar Cane Sector Service Providing Institution Common Front. Ce rassemblement a été mis sur pied pour contester certaines dispositions du plan de réforme proposé par KPMG pour les institutions de service du secteur sucre.

Les membres du front, qui représente les salariés de la Mauritius Sugar Authority, du Cane Planters and Millers Arbitration and Control Board, du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI), de la Mauritius Sugar Terminal Corporation, de la Sugar Planters Mechanical Pool Corporation et de la Farmers Service Corporation, se réuniront demain à la salle de conférence du MSIRI à Réduit pour une session de travail avant de décider de la marche à suivre.

Ces consultants ont préparé un rapport sur la réforme des institutions qui soutiennent le sucre. Dans le cadre de la baisse du prix du sucre de 36 % sur le marché mondial, ils soulignent l?opportunité de revoir le cess, le prélèvement sur les revenus sucriers des planteurs.

Ce prélèvement sert à financer les opérations de huit institutions de services du secteur sucre. Le montant de prélèvement devrait être affecté avec la baisse de prix. C?est la raison pour laquelle KPMG a recommandé la fusion de certaines, la fermeture d?autres et un Early Retirement Scheme (ERS) des employés ou leur redéploiement. Avec la réforme proposée de ces institutions, le nombre d?employés allait être ramené de 1 123 à 587.

Rencontrant la presse, hier, Rajesh Narain Guttea, explique qu?il n?est pas contre la réforme de l?industrie sucrière. Mais il trouve que le rapport préparé par KMPG est ?onéreux?, soit dans les Rs 1,5 million et que le précédent rapport sur la réforme dans l?industrie préparé par le comité présidé par Jean-Claude Hoareau, haut cadre de l?industrie sucrière, n?avait rien coûté. Il faut, dit-il, que le front ait des séances de travail sur l? ERS et la compensation prévue pour ces salariés. KPMG devrait élargir ses consultations avant de produire un rapport final, car il faut savoir que ?les travailleurs et les salariés de ces institutions se sont donnés corps et âme pour le développement de cette industrie?.

Christian Travailleur, autre porte-parole du front commun, abonde dans le même sens. ?Nous ne sommes pas contre la restructuration mais il faut qu?elle soit à visage humain.? Dans le passé, certains salariés qui avaient pris l?option de l?ERS et se sont retrouvés sans ressources financières plus tard. ?C?est pour cela qu?on ne peut d?un trait de plume faire disparaître certaines institutions. Il faut consulter les syndicats.?

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