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Le foot, c’est fou !
Plus populaire comme sport, tu meurs ! Or, le foot est plus qu’un sport ; il rassemble, crée des amitiés, donne du plaisir et forge des destins. En ce moment, la planète vit au rythme de la Coupe du monde 2006. On est scotchés devant la télé, on pronostique, on anticipe sur la finale et surtout on vit des émotions fortes qu’on partage entre potes. L’on oublie également tout ce qui va mal dans le monde : accidents, catastrophes, attentats… Ali, Doorvesh, Phavish, Warren et Bonita ont attendu avec impatience cette Coupe du monde et ils comptent bien la vivre à fond. Rencontre avec des fous de foot.
<B>Ali, 17 ans</B>
« Je suis plus qu’un fan de foot. Pour moi, c’est une véritable passion à défaut d’être une religion, comme pour les Brésiliens. Je joue au foot tous les jours ; j’ai longtemps pratiqué le foot des rues, où on se bagarrait pour avoir une place. C’est bien après que je suis monté sur le terrain.
Je fais partie de l’équipe des Youngsters de Pailles où je suis attaquant et nous jouons tous les samedis. À l’école, c’est football pendant la récré et après les heures de classe. Dès que je vois des jeunes taper dans un ballon, j’entre dans la partie, même si je ne les connais pas. C’est plus fort que moi. Et c’est aussi comme ça que je me suis fait des amis.
Pour moi, la Coupe du monde est un moment extraordinaire : ce sont les joueurs qui font la différence, pas les équipes. Par exemple, avec l’Allemagne on a un jeu assez sec, pas de spectacle comme avec les Brésiliens. Mon équipe préférée, vous l’avez deviné, c’est le Brésil et mon joueur préféré Ronaldinho. Avec lui, c’est le spectacle assuré car il a un style qui lui est propre. À la maison, nous sommes trois à regarder les matchs, mon père, mon frère et moi. Mon père a déjà fait provision de gâteaux. C’est sûr, nos soirées vont être très animées (rires), d’autant que nous avons fait des paris. Pour moi, le foot unit les gens et crée des amitiés. C’est comme ça que je suis populaire (rires). Il ne faut pas seulement y jouer, il faut le vivre. »
<B>Doorvesh, 17 ans</B>
« Je joue au foot depuis l’âge de 5 ans ; c’est mon père qui m’y a encouragé, car lui aussi est footballeur. J’ai fait école de foot et je fais partie de l’Association sportive de Vacoas-Phœnix pour les moins de 17 ans et, par ricochet, de la ligue. Lundi, mercredi et vendredi, c’est entraînement et le week-end, nous disputons des matchs. Nous sommes devenus populaires au collège Ali et moi grâce au foot.
Je me suis préparé à vivre la Coupe du monde et je ferai en sorte de ne rater aucun match avec mon père et mon frère. À mon avis, la finale se jouera entre le Brésil et l’Angleterre, dont je suis fan. J’attends avec impatience que Rooney, mon joueur préféré, entre en scène. J’ai des posters de lui dans ma chambre et bien d’autres posters que je trouve dans le magazine Score. Je suis aussi l’évolution des grands joueurs sur mon ordinateur, les meilleures actions, les meilleurs buts et on s’en inspire. Aussi, je compte profiter à fond de ce Mondial. »
Bonita, 15 ans</B>
« Je suis fan de foot depuis l’âge de 8 ans : j’ai commencé à jouer à l’école primaire avec les garçons. Puis, ma prof m’a demandé de former un groupe de filles. Au collège, j’ai continué ; j’occupe le poste d’attaquante, parfois de milieu de terrain, dans l’équipe du LCRH. Avec les filles, nous jouons à toutes les récrés, encouragés par notre prof d’éducation physique.
Pour moi, ce n’est pas difficile de jouer au foot, c’est un plaisir, même quand on prend des coups (rires). La Coupe du monde, c’est une histoire de famille. On va la vivre ensemble avec mes parents, ma sœur et ma grand-mère. Je vais essayer de voir les 64 matchs et je vais surtout soutenir le Brésil. Le foot est vital dans ma vie, c’est le seul sport qui me donne autant de plaisir et qui me détend. Je recommande aux filles de pratiquer ce sport. Il ne faut pas qu’elles se découragent sous prétexte que c’est plus un sport de garçon. Certains garçons trouvent cela bizarre que je sois une mordue du foot, mais la majorité m’encourage. Alors allez-y les filles ! »
<B>Warren, 17 ans</B>
« Quand j’ai commencé à m’intéresser au foot, j’avais 8 ans. Je joue régulièrement au collège, deux à trois fois par semaine. On est tous fous de ce sport dans la famille, mon père, ma mère, ma sœur et moi. Nous avons regardé la Coupe du monde 98 et 2002 en famille, et il en sera de même pour le Mondial 2006.
C’est un moment fort où nous nous retrouvons pour vivre des émotions ensemble. Je ne regarderai que les matchs importants, ceux de l’Angleterre en tête parce que c’est mon équipe préférée. Je ne rate aucune saison du football anglais. Sur le terrain, j’admire Ronaldinho, dont les techniques sont stupéfiantes ; il a littéralement le ballon collé au pied. Et puis, il y a Thierry Henry que j’aime beaucoup pour ses talents footballistiques et ses qualités humaines : sobriété et humilité. Je pense que le foot a un impact sur la vie des jeunes. Je me souviendrai toujours des propos du directeur de l’Unicef : le foot est un moyen de passer un message profond et positif.
Le foot, c’est aussi des liens que l’on crée sur le terrain et en dehors. »
<B>Bhavish, 17 ans</B>
« Il va sans dire que je suis fan de foot, et ce depuis l’âge de 5 ans. Je joue avec mon père et aussi au collège lors des matchs inter-classes. Cela dit, mon équipe, le National Sporting Youth Club, est récemment allée en finale lors de la Fête du foot. J’attendais avec impatience cette Coupe du monde et nous y sommes. Je ne pourrai pas regarder tous les matchs – études obligent – mais que les plus importants.
En tout cas, je ne raterai pas les matchs avec l’Angleterre, mon équipe préférée, et Steven Gerrard, mon joueur fétiche. Je vais profiter de ce Mondial pour en apprendre plus sur les techniques des grands joueurs. Le foot est indispensable à ma vie, il m’apporte plein de valeurs, comme l’amitié, la confiance en soi et la motivation. On apprend plein de choses à travers le foot. »
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