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Le fabuleux parcours de l?ASPL 2000
L?ANNÉE 2003 a été riche en événements sportifs.
Outre l?émotion des Jeux des îles de l?océan Indien (JIOI), qui ont, incontestablement, crevé l?écran, le club de l?ASPL 2000 a aussi marqué de son empreinte cette année.
Au-delà du deuxième titre consécutif de champion de Maurice étrenné en juin, le club de la capitale a réalisé un exploit. Celui d?avoir atteint les huitièmes de finale d?une compétition sur le continent noir.
Cette épopée en Coupe d?Afrique a donc permis à l?ASPL 2000 de rejoindre deux illustres clubs locaux. La bande à Sarjoo Gowreesungkur, qui a passé trois tours dans cette Ligue des champions africaine, est effectivement parvenue à émuler la Fire Brigade et le Sunrise SC. Ils étaient, jusqu?ici, les deux seules formations mauriciennes à avoir disputé les huitièmes de finale sur le continent africain.
Fierté légitime
Le Sunrise et la Fire Brigade ont, en trois et deux fois respectivement, atteint ce stade de la compétition dans la Coupe des clubs champions, désormais connue comme la Ligue des champions africaine. l?ASPL 2000 est la première équipe depuis l?instauration de la régionalisation à en faire de même. La formation de Port-Louis mérite tous les honneurs, d?autant qu?elle n?en était qu?à sa première participation à cet échelon pour trois ans d?existence
Pour son baptême du feu, l?ASPL 2000 avait eu pour adversaire La Passe FC. Une entrée en matière délicate lors du tour préliminaire. En déplacement pour le match aller, les Portlouisiens avaient chuté sur la plus petite marge possible devant les Seychellois au stade Linité.
Au retour, les Mauriciens avaient réussi à renverser la vapeur à Rose-Hill pour se qualifier pour le prochain tour à la faveur d?une victoire de deux buts à rien.
Si les Diguois ne représentaient pas une réelle menace pour la formation de Port-Louis, on ne pouvait pas en dire autant du Ferroviario, son opposant lors des seizièmes de finale. Au stade Machava, les gars de Sarjoo Gowreesungkur devaient essuyer un revers de deux buts à rien. Au retour, on ne vendait pas cher leur peau. N?empêche que les Portlouisiens allaient créer la sensation en remontant ces deux buts de déficit, avant de décrocher leur billet pour les huitièmes de finale à l?issue d?une épreuve de tirs au but avec Jean-François Ammomoothoo qui avait arrêté trois frappes mozambicaines.
L?exploit était déjà monumental et d?autant plus inattendu.
Enhardie par ce surprenant parcours, l?ASPL voulait maintenant faire mieux que la Fire Brigade et le Sunrise SC, espérant passer en quarts de finale. Impossible lorsqu?on tombe sur des Égyptiens.
À ce niveau, il n?y a que les gros bras et l?ASPL 2000 était tirée contre Ismaili. Un adversaire de taille qui avait fait descendre les Portlouisiens de leur petit nuage.
Battu à domicile sur le plus petit score qui soit, le champion national avait succombé par six buts à rien lors du match retour au pays des Pharaons, comme pour mesurer à quel point le fossé est énorme entre ces deux clubs. L?aventure africaine s?achevait.
Peu importe la manière dont elle s?était fait éliminer ? score fleuve ?, il faut se rendre à l?évidence que l?équipe portlouisienne a porté très haut les couleurs de notre pays, avec un parcours exceptionnel dans cette Coupe d?Afrique. Chapeau à ces Portlouisiens qui, au début de mars, seront engagés dans cette compétition face aux Réunionnais de l?USS Tampon. Un parcours similaire serait le bienvenu.
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