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Le commissaire de police par intérim déclenche sa stratégie
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Le commissaire de police par intérim déclenche sa stratégie
L?adjoint au commissaire de police, Dhun Iswar Rampersad, a pris les choses en main. Si Ramanooj Gopalsingh est toujours commissaire de police, il est cependant en mission, qui sera suivie d?un congé de maladie. Son adjoint a déjà mis à exécution son plan de travail en matière de sécurité et d?ordre public. Aux Casernes centrales, on ne veut toutefois pas encore parler de plan de réforme, mais de «fine tuning» (ajustement).
L?Emergency Response Service (ERS), la police du tourisme et celle de l?environnement sont directement concernés par le réaménagement de Dhun Iswar Rampersad. Souvent objet de critiques au sein même de la police, ces unités bénéficiaient d?une certaine souplesse dans le travail, loin des contraintes des postes de police.
Le millier de policiers qui y est affecté devra tous les jours se présenter au poste de police le plus proche de leur zone de travail pour le briefing matinal. Ces officiers seront sous les directives du responsable de ce poste.
Les véhicules utilisés par ces unités viendront à la rescousse de ces nombreux postes de police qui, depuis des années, font face à un manque aigu de véhicules. Ces trois unités, créées sous la responsabilité de Ramanooj Gopalsingh, ne seraient pas vues d?un bon ?il par une certaine frange de la police qui estime que leurs éléments seraient des privilégiés.
<B>Des surintendants de police ciblés</B>
Tous les policiers seront concernés par la sécurité des citoyens et des touristes, a déclaré le commissaire adjoint Rampersad à ses plus proches collaborateurs. Lors de plusieurs séances de travail avec des hauts gradés de la police, il a reproché certains manquements. Il a ciblé des surintendants et assistants surintendants pour leur laxisme et pour n?avoir pas insisté pour savoir où en sont des enquêtes, ni quelle est la situation dans leur zone au niveau du maintien de l?ordre.
Le commissaire par intérim réclame une police plus disciplinée, présente et très active sur le terrain de jour comme de nuit. Des visites surprises dans des postes de police ont déjà été effectuées et vont se poursuivre pour mieux cerner la situation. Dhun Iswar Rampersad compte lui-même se déplacer.
D?autres mesures touchant d?autres unités de la police sont également prévues. Durant le week-end écoulé, des barrages routiers et vérifications de routine dans des régions à risque ou fréquentées par les touristes ont eu lieu. Ils devraient se poursuivre de manière systématique.
Un haut responsable de l?Hôtel du gouvernement a confié à l?express il y a quelque temps que l?adjoint au commissaire avait déjà signifié son intention de prendre les choses en main à la tête de la police, car il a «une technique efficace de travail». Ce qui en a convaincu plus d?un, même le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui consultait beaucoup plus Dhun Iswar Rampersad pour les affaires relevant de la sécurité nationale que Ramanooj Gopalsingh.
<B>Cellule anti-terroriste</B>
De plus, cette même source explique que le gouvernement a fait deux offres à Ramanooj Gopalsingh : l?une pour qu?il soit à la tête de l?Intelligence Crime Unit (service de renseignements), proposition que le commissaire a refusée, et l?autre pour qu?il soit conseiller en matière de sécurité dans une cellule anti-terroriste que le gouvernement projette de créer. Il n?a pas encore donné de réponse à ce sujet.
Deux des gros problèmes que Dhun Iswar Rampersad doit résoudre, même s?il a la confiance et le plein soutien du gouvernement, sont le manque d?équipements et l?ingérence politique dans le travail de la police
De nombreux policiers se sont plaints auprès de l?express récemment de ces deux écueils, véritables obstacles à la police. Ils ont fait état de manque de véhicules et d?autres équipements pour répondre, au plus vite, aux appels de détresse des victimes et de l?état délabré de leur lieu de travail (postes infestés de rats, toits qui coulent en temps de pluie, etc.). Certains postes ne disposent que d?un seul véhicule pour couvrir toute une zone.
Autre problème cité par les policiers : l?ingérence de certains politiciens dans leurs enquêtes, qui résulte en transferts punitifs.
L?express a sollicité à plusieurs reprises le commissaire adjoint Rampersad pour son point de vue sur ces réaménagements. Mais il était indisponible. Il animait des réunions de travail avec une délégation française aux Casernes centrales, hier.
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