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Le cinéma fantastique : angoissant à souhait !

30 janvier 2005, 00:00

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Canal+ fait honneur au cinéma fantastique le 4 février, en diffusant à 20h05, Underworld de Len Wiseman, Le cinéma fantastique : Le nouvel âge d?or, un documentaire de Didier Allouch et 28 jours plus tard de Danny Boyle.

Longtemps dédaigné, souvent mis à mal, le cinéma fantastique est pourtant au c?ur du cinéma contemporain. Aujourd?hui, effets spéciaux, maquillage et d?autres avancées technologiques, permettent de mettre en scène la peur et de créer un certain nombre d?illusions qui rendent possible la trame des récits du fantastique, emplis d?événements surnaturels.

Le terme de fantastique au cinéma est une étiquette vague et commode, aussi imprécise que la définition du dictionnaire. Il relève de l?ordre de l?imaginaire, de l?extraordinaire et du surnaturel.

Il est donc opposé au réalisme mais qui peut dire où s?arrête réellement le réel et où commence le fantastique. Les frontières du réel, ouvrent justement le débat sur d?autres genres, qualifiés d?horreur ou d?épouvante, voire même de science-fiction, qui s?apparente certainement au fantastique.

Cela dit, on peut parler de fantastique lorsque, dans le monde du réel, on se trouve en présence de phénomènes incompatibles avec les lois dites « naturelles ». Ainsi, rangeons dans le rayon du fantastique, loup-garous, vampires et autres zombies, qui sont devenus les sujets les plus convoités du fantastique, voire de l?horreur.

On accorde à Georges Méliès, le titre de pionnier du cinéma fantastique et le premier spécialiste des trucages. Il réalise dès 1896, de petits films sur l?ésotérisme : Le manoir du diable (1897), Le masque diabolique (1898), L?Antre des esprits (1901). Par la suite, de nombreux cinéastes se prêtent au jeu. Frankenstein de Thomas Edison sorti en 1910, d?après le roman de Mary Shelley, Le Portrait de Dorian Gray, adapté du roman d?Oscar Wilde, Dr Jekyll et Mister Hyde de John S. Robertson, d?après Robert Louis Stevenson, Nosferatu le vampire de F.W. Murnau, adpaté de Dracula de Bram Stoker, ou encore Le fantôme de l?opéra de Rupert Julian, adapté du roman de Gaston Leroux, marquent le cinéma et les cinéphiles.

Après la Seconde guerre mondiale, le fantastique se fait rare au cinéma. L?horreur de la guerre avait fait s?assécher, les imaginaires les plus débordants, jusqu?à un fameux jour de 1968. Rosemary?s Baby de Roman Polanski et La nuit des morts vivants de George A. Romero renouent avec le genre.

Rosemary?s Baby est unique dans le sens que le fantastique n?est pas montré, mais suggéré. Un éclairage, un craquement de meuble imperceptible, un regard ambigu, un sourire inquiétant, suffisent à trouble le spectateur.

Depuis cette époque, la quête du fantastique ne s?est jamais tarie à Hollywood. Blair Witch Project de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, Sixième sens de M. Nighy Shyamalan, en passant par Carrie de Brian de Palma, la saga des Freddy de Wes Craven, L?Exorciste de William Friedkin, Shinning de Stanley Kubrick ou encore, plus récemment, la saga Scream de Wes Craven, redorent le blason du cinéma fantastique.

Vient ensuite, le cinéma fantastique tel que le conçoit Tim Burton. Entre cauchemar et conte de fées, transcendé par un réalisateur qui échappe à tout contrôle, le cinéma fantastique, tel que le conçoit Tim Burton, est un cinéma unique et exceptionnel.

Le cinéma fantastique se conjugue ainsi à deux temps. Celui du fantastique classique, composé de tradition folklorique qui met en scène fantôme, spectre, créatures d?outre-tombe et légendes. Le second se caractérise par des atmosphères imprégnées de terreur, d?étrangeté ou d?angoisse. C?est aussi l?univers des monstres psychologiques. Hannibal Lecter, le héros monstrueux du Silence des Agneaux, en est la parfaite illustration. Mais aujourd?hui, l?avancée dans l?ordre des effets spéciaux et autre maquillage, offre un renouveau du fantastique, ce qui permet un rapprochement des genres et place les cinéma fantastique à côté de celui de l?horreur ou du gore. Ce qui demeure, c?est la fascination de l?homme pour ce qui dépasse le seuil de la logique.

<B>28 jours plus tard : L?apocalypse </B>

28 jours plus tard (Canal+ 22h40, 4 février) décrit l'odyssée mouvementée d'un jeune comateux. Il reprend connaissance au milieu d'un hopital déserté de ses malades et de ses praticiens après catastrophe d'origine bactériologique. Réalisé par le Britannique Danny Boyle à qui l?on doit le troublant et fascinant Trainspotting, 28 jours plus tard explore l'apocalypse. A mi-chemin entre la science-fiction et l?horreur, Danny Boyle joue avec les nerfs des téléspectateurs. Ce film sera suivi à 00h40 de Détour Mortel de Rob Schmidt qui raconte le périple d?un groupe de jeunes, pris au piège dans une cabane hantée.

<B>Entrez dans l?Underworld </B>

Underworld de Len Wiseman (Canal+, 4 février, 20h05) est né d'une discussion entre fans du genre qui souhaitaient recréer un univers mêlant science et mythologie afin de présenter vampires et loups-garous sous un jour nouveau. En effet le film s?attarde sur la guerre fratricide entre les Lycans et les loup-garous. Selene, puissante guerrière, est incarnée par Kate Beckinsale. Elle doit choisir entre l?amour et le devoir. Visiblement satisfaite de l?expérience Underworld, Kate Beckinsale renoue avec le fantastique et devient une tueuse de goules dans Van Helsing.

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