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Le chômage technique en ligne de mire

23 février 2006, 00:00

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Inquiets, les acteurs du tourisme mahorais le sont, c?est le moins que l?on puisse dire, face au développement de l?épidémie du chikungunya et à sa médiatisation. Les adhérents du Comité départemental du tourisme (CDT) de Mayotte, représentant l?ensemble des activités touristiques (secteur hôtelier et restauration, chambers d?hôtes, gîtes, plongée, excursions terrestres et nautiques, artisanat) ont exprimé leurs craintes au cours d?une réunion de travail organisée par le CDT. Ils l?ont dévoilé lundi soir à Léon Bertrand, le ministre français du Tourisme de passage dans l?île.

Dans le secteur hôtelier, certains enregistrent une baisse de leur activité et des annulations de réservations pour les prochaines vacances ? en mars. Les excursions nautiques regrettent également des annulations. Le secteur de la plongée semble le plus touché : depuis décembre, les clubs ont enregistré une baisse de 50 % de leur activité.

?Déjà, en octobre et novembre, notre activité avait baissé à cause du chikungunya à la Réunion, alors qu?habituellement, nous recevons beaucoup de réunionnais?, affirmait un responsible d?un des clubs. La plupart des personnes présentes ont en outre évoqué des lendemains plus difficiles encore. Selon eux, leur activité devrait chuter dans les semaines à venir.

Pour éviter les licenciements, la formation</B>

Face à ce constat, ils tirent la sonnette d?alarme. Certaines entreprises envisagent même de licencier leur personnel en cas de chômage technique. Ce qui provoque l?inquiétude des syndicats. Afin d?éviter une énième crise de l?emploi, la Direction du travail, de l?emploi et de la formation (DTEFP) a été sollicitée.

Lors de la réunion de jeudi dernier, son directeur a proposé aux sociétés de profiter de cette période pour inciter les employeurs à former leurs personnels. La DTEFP pourrait, à cette occasion, prendre en charge 80 % des salaires et 70 % du coût de la formation. Il a également précisé que toute enterprise faisant l?objet d?une poursuite judiciaire pour travail illégal sera laissée tranquille ? pour l?heure. Enfin, Didier Perino a proposé l?élaboration d?une convention globale sur les formations du tourisme et de mutualiser les cotisations de formation.

Rémi Carayol</B>

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