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Le chant du bambou

7 juillet 2007, 00:00

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Debout devant une carte de la Grande île, Doné Andriambaliha dresse le parcours de chaque instrument traditionnel de Madagascar. Du Nord à l?Ouest, du Sud à l?Est, le fabricant d?instruments traditionnels explique à l?assistance l?origine du langoraona, de l?ampongabe, du valiha marovany entre autres.

La Grande île compte 64 instruments locaux mais ils ne sont pas tous là pour l?exposition. C?est le valiha, une variante du sitar à cordes tendues sur du bambou, qui est au c?ur de ce vernissage. Doné Andriambaliha le fabrique lui-même.

Multi-instrumentaliste, auteur, interprète, Doné Andriambaliha est un artiste complet. Lui qu?on décrit comme «un des plus grands ambassadeurs de la musique traditionnelle malgache, transmise depuis six générations» a participé à tous les festivals de musiques possibles et inimaginables.

Festivals World Music, Africolor, Musique Métisse de Cannes, Doné Andriambaliha ne rate pas une occasion de faire découvrir sa musique, son talent et son pays lors des différentes rencontres internationales ou inter-régionales. La dernière en date est la rencontre afro-malgache à Rambouillet en France en février dernier.

Son instrument de prédilection est le valiha. Prénom sucré pour cet instrument qui a deux «petites cousines». Entres autres le valiha marovany, ressemblant à une guitare mais avec une autre caisse et un son différent. Transmis de père en fils, les secrets de fabrication de cet instrument de musique ont été inculqués à Doné Andriambaliha dans la bambouseraie de son village natal d?Ambohimimiadana Andramasina.

Pour lui, qui vit de sa musique, le rêve serait d?établir une résidence musicale à Maurice avec des artistes locaux. «Une résidence musicale avec des artistes mauriciens pour faire sortir quelque chose de riche serait très intéressant.»

En attendant, lui qui quitte le pays le 19 juillet, n?a pas pu s?empêcher d?improviser un morceau avec son valiha avec le concours de Menwar, Marclaine Antoine, Lindsay Morvan sur l?air de Dobi de klass de Jean-Claude Gaspard.

Comme le dit le premier conseiller de l?ambassade malgache à Maurice, Richard Via : «C?est toute la spontanéité de l?océan Indien.»

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