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Le CEB se réserve l?option mazout si CT-Power est rejeté

1 mars 2008, 00:00

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«Nous pouvons toujours nous replier sur des projets laissés en veilleuse?Des plans propres au Central Electricity Board, qui pourraient notamment employer le diesel.» Une nouvelle centrale au mazout ? En cas de retard prolongé ou de refus de l?option CT-Power, la fourniture énergétique pour les prochaines années à venir, particulièrement l?année butoir de 2010, pourrait être assurée par d?autres ressources. C?est l?avis d?une source proche du dossier.

Le diesel pourrait être la solution plus praticable comparé à d?autres ressources. On pense notamment à la mission de prospection du vice-Premier-ministre, Rashid Beebeejaun, l?an dernier au Qatar, qui avait pu laisser entrevoir une option au gaz naturel, d?autant plus que dans la région, la Chine est sur le point de signer un accord sur son achat.

<B>Recours a un consultant étranger</B>

Mais l?alternative bute sur des obstacles majeurs : «On imagine mal comment on pourrait seulement importer cette coûteuse ressource qui est transportée sur des méthaniers (navires cargo transportant le gaz naturel liquéfié) de 100 000 tonnes alors que nous pouvons tout au plus héberger des navires de 40 000 tonnes», dit notre source.

Si la turbine à gaz n?existe pas en tant que telle à Maurice, la turbine à compression par contre est déjà employée, notamment à la centrale de Nicolay, qui fonctionne au mazout.

L?évocation de cette «troisième possibilité» paraît peu anodine alors que le sort du projet de centrale thermique au charbon de Pointe-aux-Caves nourrit la controverse. Toutefois, rien ne permet encore de dire que CT-Power sera rejeté.

Réagissant aux propos du président du CEB, Patrick Assirvaden, jeudi, qui se disait «pressé» de commencer le chantier de Pointe-aux-Caves, Anil Bachoo, ministre de l?Environnement, se veut rassurant. Il faut se garder de mal interpréter le recours à un consultant : «Ce n?est pas aujourd?hui que nous avons décidé de recourir à un consultant étranger. Depuis le début, j?ai demandé à mes officiers que je puisse considérer le projet dans tous ses aspects et que s?il fallait l?avis d?un expert étranger, nous y consentirions», déclare-t-il hier.

Il estime que le recours à cette étape du projet est justifié : «Comment l?Environnement pouvait-il recruter un consultant quand le dossier du promoteur lui-même n?était pas complet ? Ce n?est que le 11 janvier 2008 que le ministère a reçu les dernières informations qui lui manquaient du promoteur, pour que nous les remettions dans le dossier du consultant», ajoute-t-il.

Notre source reste, elle, confiante dans les chances de CT-Power d?aboutir : «Si nous tablons sur une réponse positive dans les prochains mois à venir, nous devrions être dans les temps, c?est-à-dire fins prêts pour décembre 2010. Et si le projet prend du retard, nous pourrons toujours puiser dans nos réserves. Cela a été fait récemment dans un pays à une échelle comparable, La Réunion».

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