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L?Argentine commence à enterrer les 177 victimes
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L?Argentine commence à enterrer les 177 victimes
L?Argentine a entamé la nouvelle année dans une atmosphère morose, des dizaines de familles ayant entrepris d?identifier et d?inhumer les 177 victimes de l?incendie d?un club de rock de Buenos Aires.
Les cérémonies du nouvel an sont restées discrètes samedi et le gouvernement a commencé à remettre les corps aux familles avec ordre de les inhumer plutôt que de les incinérer, ceci pour les besoins de l?enquête sur les circonstances de la tragédie.
Des membres du public ont déclenché l?incendie jeudi soir en tirant une fusée éclairante qui a mis le feu à la mousse dont était revêtu le plafond. Devant les flammes, quelque 4 000 jeunes ont tenté de gagner les sorties alors que tombaient des débris dans une épaisse fumée. Quatre des six portes étaient verrouillées, ont indiqué des responsables.
Les services d?urgence de la ville ont révisé le bilan samedi soir à 177 morts. Ils ont fait état de 726 blessés ayant reçu des soins hospitaliers, la plupart pour inhalation de fumée.
Quarante-cinq personnes sont encore en unités de soins intensifs.
La police a interpellé vendredi le propriétaire du club Cromagnon Republic et recherchaient ses trois associés pour les interroger sur l?utilisation de matérieux inflammables, la fermeture de quatre des six issues pour empêcher des spectateurs d?entrer sans payer, et les raisons pour lesquelles 4 000 personnes se pressaient dans une salle qui n?était autorisée à accueillir que 1 100 spectateurs.
Les autorités enquêtent aussi sur des déclarations de témoins selon lesquelles une garderie avait été aménagée dans les toilettes des dames afin de permettre aux parents d?assister au concert.
La police a dit que des témoins l?avaient aidée à identifier trois jeunes gens qui pourraient avoir tiré la fusée, mais on ignore s?ils figurent parmi les victimes.
Le maire Anibal Ibarra, qui a décrété un deuil de trois jours, a en outre annoncé samedi l?interdiction de jouer de la musique en direct dans les clubs et la fermeture de toutes les boîtes de nuit pendant les quinze prochains jours, dans l?attente de nouvelles décisions en matière de sécurité.
Plusieurs centaines de personnes ont marché jusqu?à la mairie en déclarant Ibarra responsable de ce que le club ait fonctionné dans des conditions dangereuses. Elles comptent manifester à nouveau lundi. ?La première personne responsable est le maire?, criait une femme.
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