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Lakers : bye-bye Play-offs !
■ Lakers = Losers ?
« Nous jouons tous pour le plaisir de jouer ». A l'issue de la 8e défaite consécutive des Lakers face à Philadelphie (89-96), dimanche dernier, Kobe Bryant avait des airs de publicitaire en mal d'originalité. Plus habitué à jouer pour gagner, KB8 semble bel et bien avoir tiré un trait sur cette saison qu'il faudra rapidement oublier du côté de Los Angeles.
Comment pourrait-il en être autrement ? Avant de se reprendre, mardi soir, face à New York (117-107), les Californiens n'avaient plus gagné depuis le 12 mars (chez les modestes Bobcats) et cette triste série, la pire depuis l'arrivée des Lakers dans le Cité des Anges en 1960, reflète le malaise perceptible chez les triples champions NBA.
Toujours en course pour arracher le dernier ticket pour les Play-offs disponible à l'Ouest il y a encore trois semaines, Los Angeles s'est peu à peu enfoncé alors que dans le même temps, Minnesota et surtout Denver (huit victoires en dix matches) passaient la surmultipliée.
Résultat, à douze matches de la fin de la saison régulière, les Californiens pointent à cinq victoires des Nuggets, derniers qualifiés pour le tournoi final. Pire, les Lakers pourraient bien voir les Clippers finir devant eux. Un affront pour les fans de Kobe and Co habitués à railler leurs voisins depuis vingt ans.
Car « Losers » ne rime plus seulement avec Clippers sur la côté pacifique. Et après quatre finales NBA depuis 2000 (et trois titres), les anciens coéquipiers de Shaquille O'Neal seront en vacances dès le 20 avril.
■ Kobe décevant
La faute à qui ? La faute à Kobe, serions-nous tenté de dire. Capable, selon lui, de faire gagner Los Angeles sans Big Shaq Daddy dans la raquette et Phil Jackson sur le banc, Bryant a clairement perdu son pari.
Certes, le MVP du All Star Game 2002 (28,1 points, 6 rebonds, 6 passes en moyenne) est le deuxième meilleur marqueur de la saison derrière Allen Iverson, mais à quel prix ! Kobe, qui s'improvise meneur de jeu, shoote à outrance (à 43 % de réussite, sa pire moyenne depuis sa saison de sophomore) et n'en a que faire de ses coéquipiers réduits à la portion congrue.
Quand un journaliste demande à Chucky Atkins quels transferts permettraient aux Lakers de rebondir la saison prochaine, l'ancien meneur des Pistons ne cache plus son ras le bol. « Demandez à Kobe, c'est lui le Général Manager. C'est son équipe ».
Mais voilà, à 25 ans Kobe n'a ni le background pour être entraîneur ni le talent de gestionnaire suffisant pour être manager. Et pendant que son ancien ennemi intime, Shaquille O'Neal, s'éclate à Miami, « sa » franchise a les pieds bien cimentés au fond du lac.
Trop orgueilleux, trop entêté, le successeur annoncé de Michael Jordan a du talent mais ne remplacera jamais « His Airness » dans le c?ur des fans. Et pas seulement parce que son nom a trempé dans une triste affaire d?agression sexuelle il y a deux ans.
Après Rudy Tomjanovich, contraint de jeter l'éponge à la mi-saison pour cause de surménage, Frank Hamblen joue les coaches invisibles dans l'ombre de Bryant. Et si le discret pigiste devrait tirer sa révérence l'été prochain, le n° 8 repartira pour un nouvel exercice dans son stand de tirs préféré, le Staples Center.
A moins que les dirigeants des Lakers, fatigués par les caprices de la diva et mis devant leurs responsabilités, ne se décident d?oublier la clause de non trade de son contrat. Il sera alors temps pour Kobe Bryant de se trouver un nouveau terrain de jeu, pour le plaisir bien entendu.
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