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Laissés-pour-compte
<B>Par Nico PANOU</B>
La «Southern African Development Community» (SADC) s?achemine, lentement mais sûrement, vers la création d?un marché commun. Prévue pour 2015 au plus tard, cette étape importante du processus d?intégration régionale précédera la création d?une monnaie unique en 2018. Un programme louable, qui servira d?exemple aux autres communautés économiques dont l?Union africaine se compose.
La levée progressive des barrières tarifaires et non tarifaires est l?une des conditions indispensables auxquelles les pays doivent souscrire pour la création d?une zone de libre-échange.
Chaque pays membre a le droit de désigner une partie de ses transactions (15 % précisément) au titre des produits sensibles. Les entreprises mauriciennes dont les produits sont classés comme tels, loin de dormir sur leurs lauriers, devraient plutôt se concentrer sur les moyens à mettre en ?uvre pour soigner leur compétitivité. D?autant plus que d?ici quatre ans, en 2012, disparaîtra de la SADC tout protectionnisme.
La cherté de la main-d??uvre à Maurice, les difficultés relatives aux approvisionnements en matières premières liées à la position géographique du pays, l?inflation, entre autres, ont été identifiées comme étant des freins à la productivité. Mais au-delà de tous ces problèmes, il convient de se demander à quoi ressembleraient les entreprises mauriciennes, si les obstacles identifiés aujourd?hui ne sont pas franchis en 2012. Car à cette date, plus aucune barrière, qu?elle soit tarifaire ou non tarifaire, ne sera admise.
Les entrepreneurs doivent garder cela constamment à l?esprit. Ils doivent faire de leur mieux, pour ne pas être les laissés- pour-compte de la mondialisation.
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