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L'affaire Tengur-diocèse de Port-Louis renvoyée
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L'affaire Tengur-diocèse de Port-Louis renvoyée
Le juge Eddy Balancy a accédé hier à la demande de renvoi des avocats du diocèse de Port-Louis, plaignant dans l'affaire des 50 % des places réservées. A la suite d'une motion présentée par Me Raymond d'Unienville QC, il a donc demandé au diocèse ainsi qu'au défendant, Suttyhudeo Tengur, de revenir le 25 juillet prochain pour faire état de la progression des discussions à ce niveau.
Selon Me Raymond d'Unienville, l'appel devant le Privy Council, qui fait suite au jugement Pillay, devrait prendre trois jours. L'affaire a été fixée aux 15, 16 et 17 décembre.
Dans la matinée, Suttyhudeo Tengur a juré un second affidavit auquel est annexée une lettre de ses avoués de la firme Beale & Co. Dans cette correspondance signée le 27 juin, la firme déplore que l'appel devant le Privy Council se déroule le 15 décembre au lieu du 5 décembre comme souhaité.
"Pas sans conséquences"
Lors de la session d'hier, Me Raymond d'Unienville QC a stipulé que les allégations de vouloir retarder volontairement l'affaire depuis le début ne "resteront pas sans conséquences". Il faisait allusion aux deux affidavits de Suttyhudeo Tengur, dont le premier a été juré jeudi dernier. "L'Etat, codéfendeur dans l'affaire, et l'Eglise sont toujours in touch."
A l'issue de cette session, Suttyhudeo Tengur devait commenter : "Je suis chagrin par ce qui se passe. On commence à voir qu'il y a une justice à deux vitesses. La tournure des événements indique que l'enfant mauricien est en train d'en sortir perdant."
Pourtant, avant l'audience, vers 09 h 40, Suttyhudeo Tengur et Michaël Atchia, directeur du Bureau de l'éducation catholique (BEC), s'étaient entretenus pendant de longues minutes dans une ambiance de franche camaraderie.
Suttyhudeo Tengur était représenté par Me Nandraj Patten, Me Mukund Gujadhur et Omar Bahemia. Me Satyajit Boolell et Me Aruna Narain-Ramloll du State Law Office défendaient les intérêts de l'Etat.
Pour l'heure, les hommes de loi du diocèse n'ont pas encore demandé une prolongation du gel du jugement Pillay du 13 novembre 2002. Ce jugement décrète l'illégalité du critère religieux pour l'admission en Form I dans les collèges confessionnels.
Il est prévu qu'une extension de ce gel jusqu'au 15 décembre soit demandée par le diocèse. Si la Cour suprême retient les arguments du diocèse, les admissions pour la rentrée 2004 se dérouleront comme à l'accoutumée. Car la proclamation des résultats du Certificate of Primary Education (CPE) et les inscriptions en Form I se feront avant les auditions prévues au Privy Council.
Par ailleurs, le BEC est déjà en train de drafter ses formulaires d'admission que les parents devront remplir en septembre.
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