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L?abaissement tarifaire handicape l?Etat
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L?abaissement tarifaire handicape l?Etat
L?ouverture des frontières prend effet avec l?intégration régionale. Elle se matérialise par une annulation progressive des droits de douanes au détriment des recettes budgétaires.
L?ouverture des marchés est effective. L?annulation des droits de douanes stipulée par l?abaissement tarifaire au sein de la Communauté pour le développement de l?Afrique australe (SADC) crée un manque à gagner sur les recettes de l?Etat.
La grande majorité des produits exportés et importés par Madagascar dans les pays membres de la SADC bénéficient désormais d?une exonération des droits de douanes. Lors de l?application de cette mesure en novembre 2006, le service des douanes a avancé un manque à gagner de 19 milliards ariary.
Une somme encore dérisoire par rapport à l?importance des recettes douanières au niveau du budget général de l?Etat.
<B>Quelques failles</B>
?Cette somme ira grandissant au fil des années?, souligne cependant Vola-Razafindramiandra Ramiandrisoa, directeur général de la douane. ?Elle augmentera avec la hausse du volume des échanges que l?annulation des droits de douanes va provoquer?, explique-t-il.
La direction des Relations internationales du ministère de l?Economie, du plan, du commerce et du secteur privé soutient par contre que cette annulation partielle des droits de douanes sera compensée par l?amélioration des conditions économiques des activités locales génératrices de revenus. ?Le principe de l?ouverture des frontières est une étape vers le développement économique du pays?, explique Leonnel, directeur des Relations internationales.
Et d?ajouter que la promotion du commerce et des investissements sont les objectifs de l?intégration régionale. D?un autre côté, l?ouverture des frontières n?annule que les droits de douanes. ?Les autres taxes restent effectives?, annonce-t-il encore, en faisant référence aux droits d?accises et aux taxes sur la valeur ajoutée (TVA). Cette mesure de protection peut toutefois présenter des failles. ?Le temps de protection pourrait être toujours insuffisant pour les industries locales?, commente un exportateur malgache.
?Le risque est que les industries ne soient pas capables de se repositionner avant la fin du délai?, continue-t-il. L?ouverture totale des frontières doit être effective en 2012 pour tous les produits. Dans un contexte économique marqué surtout par des difficultés au niveau des investissements, il serait assez difficile pour les opérateurs malgaches d?accroître leur performance dans les années à venir.
?Le problème de l?énergie et celui de l?accès aux financements restent les principaux obstacles au développement des entreprises?, confie un industriel malgache dans le secteur agro-alimentaire. Les seuls bénéficiaires sur toute la ligne restent évidemment les consommateurs.
<B>Doda ANDRIANANTENAINA</B> © L?Express de Madagascar
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