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La STC devient un argument dans les élections

3 juin 2005, 00:00

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Le porte-parole du dossier économique du Parti travailliste (PTr), Rama Sithanen, a, lors d?un point de presse à Port-Louis hier, tenu le gouvernement responsable de l?état des finances de la State Trading Corporation (STC). L?agence d?import parapublique enregistrera des pertes cumulées de Rs 1 milliard au terme de l?année financière 2004-05. Le déficit imputé au présent exercice financier s?élève à Rs 500 millions.

?En 2000, il n?y avait pas eu d?augmentation de prix. La STC enregistre aujourd?hui des pertes de Rs 1 milliard malgré les nombreuses majorations de prix et les subventions massives accordées par l?Etat?, explique Rama Sithanen. Il rappelle les hausses de prix des produits pétroliers et du gaz ménager intervenues ces quatre dernières années.

Pour lui, l?état financier actuel de l?organisme est imputable à une mauvaise gestion. Il déplore l?absence de stratégie de couverture de risques à la STC qui aurait permis d?amortir les chocs découlant du mouvement adverse du taux de change et de la hausse des cours des matières premières sur le marché international.

La politique monétaire a une grande part de responsabilité dans la mauvaise posture de la STC, estime Rama Sithanen. ?Le gouvernement laisse déprécier la roupie délibérément. D?où les hausses des produits importés.?

Le porte-parole économique du PTr a ensuite abordé la situation en ce qui concerne l?emploi. ?La situation de l?emploi est très grave. (?) Il y a eu beaucoup plus de jobs détruits que de jobs créés.? Il a, en outre, critiqué la version des faits du ministre du Travail, Showkutally Soodhun, qui, lui, parle de 47 300 nouveaux emplois créés sous le gouvernement MSM-MMM.

Rama Sithanen s?est appuyé sur les chiffres du Bureau central des statistiques, qui font état d?une contraction de la main-d??uvre (de 483 600 postes en décembre 2000 à 482 400 postes en décembre 2004). Il a aussi fustigé le changement apporté à la définition même d?une personne économiquement inactive et qui a eu pour conséquence de diminuer le nombre de demandeurs d?emplois.

Rama Sithanen est également d?avis que les conditions de création d?emploi ne sont pas présentes. Le taux d?investissement est, dit-il, en chute (25 % en 2000 contre 21 % en 2004). ?La croissance est molle. La moyenne pour les quatre dernières années est de 4 % alors qu?il nous faut un taux de 8 % pour relancer l?emploi.?

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