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La situation de 235 familles régularisée

7 avril 2005, 00:00

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L?annonce faite par Pravind Jugnauth, vice-Premier ministre, ministre des Finances dans son discours du budget pour régulariser la situation de quelque 235 familles, à St-Hilaire et à St Hubert, n?a pas laissé insensible les habitants de cette région.

Les habitants de ces deux quartiers avaient construit des maisons sur les terres appartenant aux propriétés sucrières après le passage du cyclone Carol. Ils ne sont toujours pas propriétaires.

Pour traduire cela dans la réalité, des amendements seront apportés au Sugar Industry Efficiency Act pour faciliter le transfert des propriétés. Ces familles seront exemptées de tous les frais ?from all transfer dues including the morcellement fees?.

Cette décision a été le talk of the night dans presque toutes les familles de cette région quelques heures après le budget.

Ashram Rugjee habite à St Hubert depuis plus de 40 ans. Son père, Laximan, décédé en février 1974, qui travaillait comme charpentier sur l?établissement sucrier de Riche-en-Eau avait construit sa maison dans cette localité.

Depuis la mort de son père, c?est le flou total. ?Nous ne savions pas trop quoi faire. J?espère que nous allons voir plus clair maintenant que le ministre Jugnauth prendra le dossier en main et mettra en place un comité où siègent les autorités concernées et les cadres de l?établissement sucrier pour accélérer les procédures et les finaliser au plus vite?.

Selon Rugjee, les problèmes de transfert ont fait l?objet de discussions entre des ex-employés de l?établissement Riche-en-Eau. ?Zot ti pe demandé si avec zot pension pou capav pey terrain si la propriété met terrain ene prix fort?.

Yves Paul, très connu dans la région pour son engagement dans le social, travaille sur la propriété sucrière de Riche-en-Eau depuis plus de 40 ans. Cet habitant de St Hiliaire se trouve dans la même situation que les 235 familles. ?C?est une bonne décision. Nous sommes soulagés parce que nous avons vécu dans l?angoisse pendant de très longues années?, déclare-t-il.

Guibie Pierre, laboureur de son état, père de trois enfants, âgés de 3 à 8 ans, pense que la décision prise pour régulariser la situation de ces deux villages, arrive au bon moment dans la mesure où une bonne partie des employés des établissements sucriers qui sont déjà fermés, possèdent une portion de terrain. ?Couma nou ena zenfants nou conné qui pou faire?.

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