Publicité

La réussite au bout du fil

24 juin 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L’une a le sens du commerce et l’autre le don de la couture. Quand Nathalie Laridain et Angelita Ozone conjuguent leurs efforts, la marque Nathangel est née. Les deux femmes de La Gaulette ont persévéré pour ouvrir une boutique avec leurs maigres moyens.

“J’ai toujours rêvé d’ouvrir une boutique et ma rencontre avec Angelita a tout déclenché”. Angelita qui est passionnée de couture répond favorablement à la proposition de son ami. Ainsi commencent des mois de démarches pour que leur rêve aboutisse. “Le combat de deux femmes”, disent-elles en chœur.

Elles trouvent vite un local non meublé dans la localité qui vient de se libérer et en moins de temps elles apportent leur touche personnelle. Evidemment sans grands moyens financiers, il est difficile de faire de grandes choses. La détermination est ancrée en elles. Il faut minimiser les dépenses. Elles fabriquent des patères en bambous pour accrocher les vêtements. “Nos maris nous ont donné un coup de main. Mais la plupart des travaux ont été effectués par nous”, déclare Angelita.

Les étagères se remplissent peu à peu. Angelita investit dans l’achat de tissus pour confectionner des habits pour femmes. Nathangel a aussi des bijoux artisanaux faits avec des noix de coco et des coquillages fabriqués par Nathalie. “Nous limitons nos dépenses. Nous essayons de fabriquer nos propres articles”, souligne Nathalie. Les touristes de passage semblent apprécier les produits présentés. Quelques-uns ont voulu les acheter en grand nombre pour faire des cadeaux.

C’est entre deux clients qu’elle trouve le temps de confectionner des bijoux dans sa boutique alors que sa partenaire travaille à la maison. Elle est aidée dans sa tâche par Karine Lamarque, sa sœur, qui fait de la peinture sur tissu. Sur quelques hauts, des impressions faites à la main. “Nous voulons faire les choses différemment, notamment en ce qui concerne les vêtements. Quand il faut investir, nous y allons volontiers”, explique Nathalie.

Il y a aussi des ceintures faites avec des graines et des paillettes et des sacs à main en tissu et des noix de coco.

Les deux femmes ont toujours rêvé d’avoir leur propre boutique. “J’en rêvais depuis que je suis à l’école, où mes amis m’appelaient la styliste. Je faisais des modèles sur papier”, raconte Angelita.

Elles font des choses simples et différentes des autres boutiques de prêt-à-porter. Nathalie et Angelita ont de l’ambition. Elles veulent avoir leur propre griffe, qui serait reconnue à Maurice. Petit à petit l’oiseau fait son nid. Et elles sont convaincues d’avoir pris le bon chemin et qu’il ne sera pas trop long pour arriver à la destination finale.

Publicité