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A la recherche du temps perdu
● <B>La première question, elle n?est pas de moi. Elle est de Mme Raddhoa. Elle demande à travers la presse : qui c?est ce Harish Boodhoo? </B>
(Très long silence) Je suis né dans la pauvreté la plus abjecte. Dans ma vie, mon université a été les champs de cannes et l?autre université a été ma mère. Mon père est mort trois mois avant ma naissance. Il y avait six enfants dans la famille. Nous vivions dans une case en paille. C?était dans les années 1944. Puis j?ai grandi. Le matin, aller couper de l?herbe pour les animaux, aller coupait les cannes, puis en route pour l?école. La vie était vraiment difficile. Mais je suis fier de ce parcours. J?ai passé ma sixième, puis j?ai été au collège. Nous avions des savates en caoutchouc. Au collège, j?ai dû de temps en temps interrompre mes études. Il n?y avait pas d?argent pour payer l?école. Puis j?ai réussi à passer ma senior. J?apprenais beaucoup, mais il me manquait un guide à la maison en ce qui concerne l?éducation. Puis je suis entré au Teacher?s Training College. C?est un souvenir qui m?a marqué, parce que c?était la première fois que je mettais un long pantalon. Un jour, un maître d?école m?a fait une remarque parce que j?avais mal accordé un adjectif en français. J?étais tellement découragé que j?ai voulu démissionner. Mais mon frère m?a dit: il faut que tu prennes cela comme un challenge. C?est ce que j?ai fait. Avec une sorte de rage d?apprendre. Comme une revanche.
● <B>Cet événement vous a marqué ?</B>
Oui. Je me suis mis à étudier avec une sorte de force incroyable. J?avais de très bons résultats au Teacher?s Training College. Puis ils m?ont posté dans un Pilot School qui était à Bénarès. Je marchais de Belle-Terre à Phoenix. Puis je prenais le bus de Curepipe?Rivière-des-Anguilles. Puis le bus de là à Bénarès. Et le soir la même chose. Les inspecteurs, en venant me voir travailler, ont fait un rapport pour dire que j?étais un bon enseignant. Ils m?ont ramené au TTC. Je n?avais que 23 ans. Là on m?a mis à l?école Maingard. Je faisais des classes de démonstration avec 400 élèves. Je mettais en place de nouvelles méthodes d?enseignement. J?ai beaucoup appris. Toujours avec ce sentiment de revanche.
● <B>De cette époque, il vous reste quoi ? Toujours ce sentiment de revanche ?</B>
Beaucoup de ceux qui venaient me voir ont pensé que j?étais plus doué par l?enseignement et que je ne devais pas faire de la politique. Je faisais des classes d?enseignement en anglais. C?est la raison pour laquelle je ne suis pas d?accord avec cette position qui veut qu?on devrait faire l?enseignement de base en langue vernaculaire, en créole. J?enseignais directement en anglais et il y avait des petits enfants de Barkly, de Cité-Tôle, tous venaient et se débrouillaient très bien. J?aimais beaucoup l?enseignement.
● <B>Qu?est-ce qui vous décide, en 1976, de vous engager en politique ?</B>
J?étais très actif dans le mouvement Seva Shivir. J?ai rencontré le bolom Ramgoolam.
● <B>Que répondez-vous à ceux qui disaient que le Seva Shivir était un mouvement d?extrême-droite ?</B>
Pas du tout. Certainement pas. C?était un grand mouvement socioculturel. J?y ai beaucoup appris et j?ai, surtout à travers le mouvement, découvert Maurice. J?allais habiter dans des villages. Et c?est pour cela que je dis aux politiciens : il faut habiter avec le peuple pour savoir quels sont ses aspirations. Quelquefois, je ne rentrais pas à la maison pendant un ou deux mois. Tellement j?aimais être au Seva Shivir. Nous allions de village en village. Nous faisions campagne contre l?alcool, les cigarettes, nous faisions de la formation. En 1976, je me suis décidé à entrer en politique et j?ai donc démissionné du Seva Shivir.
● <B>Quel a été le déclic, la chose particulière qui vous a fait sauter le pas ?</B>
J?ai toujours été intéressé par la politique. J?étais vraiment un grand fan de Sir Seewoosagur Ramgoolam. J?étais un hardcore du Labour. Pour les élections de l?indépendance je me suis fait rosser à coups de wire. J?étais un fan aveugle de SSR. Là où il faisait des meetings dans la région je prenais ma bicyclette et j?allais l?écouter parler. Je suis entré dans le Parti travailliste, mais après quelques années je me suis rendu compte que le parti était complètement coupé du terrain et de la réalité. Et je suis parti. Quelques années plus tard Sir Seewoosagur lui-même devait dire que c?était sa plus grande erreur politique de m?avoir laissé partir. Cela ne m?a pas empêché de faire un gros travail de parlementaire. J?ai le souvenir d?une intervention contre le renvoi des élections partielles où j?ai voté avec l?opposition MMM d?alors. J?ai été à l?origine de plusieurs commissions d?enquête. Pour bien répondre à votre question : qui est Harish Boodhoo ? je dirais pour résumer : un homme qui a les pieds sur terre, qui ne parle jamais dans le vide, qui n?aime pas le dominère et qui est toujours prêt à se sacrifier si le pays le demande. L?île Maurice me connaît, je crois. Tout au long de ma carrière, je ne suis devenu ni adviser, ni ambassadeur, ni rien. J?ai gardé mon indépendance. Même en 2000 quand j?ai conclu l?accord entre Bérenger et Jugnauth, je n?ai rien demandé. Pour tout vous dire : je n?ai jamais remis les pieds à l?Hôtel du gouvernement depuis 1986, l?année où Jugnauth m?a mis à la porte. Je me considère simplement comme quelqu?un qui care pour le pays.
● <B>S?il vous arrivait de disparaître demain, qu?est-ce que vous laisseriez à votre pays comme héritage ?</B>
J?ai érigé en mode de vie, le vivre simple, de n?être jamais coupé du peuple, ce pays aura à reconnaître que je n?ai jamais accepté d?assister à des cocktails ou à des réceptions.
● <B>Parce qu?il s?agit à vos yeux d?un défaut, d?une faute, d?assister à une réception ou à un cocktail ?</B>
Non, ce n?est pas ce que je veux dire? Je dis que moi dans les social gatherings je ne me sens pas à l?aise. Même quand j?étais vice-Premier ministre, je n?y allais pas. Je sais que c?est un must quelquefois. J?aimerais que l?on reconnaisse que j?ai été un lutteur infatigable, sans jamais rien quémander, et que je n?ai pas connu l?arrogance.
● <B>Vous vous réclamez du Mahatma Gandhi. Une de ses grandes vertus était sa modestie de reconnaître ses défauts?</B>
Bien sûr que j?ai des défauts. Beaucoup. Mais quand je me compare aux autres politiciens, j?ai des raisons de croire que je peux top the list.
● <B>Harish Boodhoo incorruptible ?</B>
Totalement. Jamais personne n?a pu me montrer du doigt sur ce genre d?accusations. Jamais je ne me suis laissé tenter par l?argent facile.
● <B>Vos rapports avec l?argent restent, pour beaucoup de gens qui vous ont côtoyé, un mystère. Comment sont ces rapports ?</B>
Il faut de l?argent pour vivre, c?est tout. Avant de faire mon entrée en politique, j?avais toujours un peu d?argent que je donnais souvent aux ?uvres du Seva Shivir. Il me restait Rs 200 ou Rs 300 et je vivais très bien avec. Mais depuis que je suis entré en politique, je n?arrête pas de devoir de l?argent aux banques. Je vis sur des loans et après la fermeture de mon journal Sunday Vani et la répression de Navin Ramgoolam qui a fait que nous n?avions plus du tout de publicité, j?ai dû encore garder le bureau ouvert pendant une année pour les victimes de Sale by Levy. Je recevais beaucoup de gens et tout cela m?a coûté de l?argent. Aujourd?hui je suis endetté jusqu?au cou. Et puis j?ai fait aussi une très grosse erreur: j?ai garanti quelqu?un pour un emprunt à la banque. Quelqu?un que je connais bien. Il a disparu. Et je dois à la banque à peu près Rs 600 000. Il ne faut jamais garantir les gens. Ces jours-ci je passe beaucoup de misère sur ce plan. Ma pension de député, celle d?enseignant, tout est saisi par la banque depuis longtemps. Mais j?ai négocié et ils acceptent de me donner Rs 8 000 par mois. Je ne demande pas ce que l?on cuit à la maison le soir. Je mange ce qu?on me donne parce que je n?ai pas d?argent à contribuer pour faire rouler la cuisine.
● <B>Vous êtes entré en politique en effectuant un pèlerinage à travers Maurice comme Gandhi l?avait fait pour l?Inde. Que vous reste-t-il de l?esprit de cette période de votre engagement ?</B>
Pour moi cette période est encore vivante. Je vous parlais tout à l?heure de ma mère. Mais il y avait aussi un autre personnage que j?ai rencontré dans le Seva Shivir. C?était Dandev Bahadoor. Il m?a appris la vérité, même si elle doit être blessante. Et puis il y a Sarita, mon épouse, qui a amené une révolution dans la vie. Elle avait voyagé, elle avait étudié à l?étranger, moi je n?en avais jamais eu l?occasion? j?avais eu à aller couper des cannes après le collège.
● Un de vos regrets ?</B>
Oui. J?aurais beaucoup aimé pouvoir aller à une université. J?avais une ambition : c?était de devenir un professeur du collège Royal. Quand je faisais mes classes, il y avait trois inspecteurs qui m?avaient beaucoup encouragé. Il y avait Charles Curé, Raynald Lamy et Frank Richard. Ils aimaient beaucoup ce que je faisais. Ils m?avaient promis une bourse, mais après, il ne s?est rien passé. Quand je regarde mon parcours, je suis satisfait de certaines choses, mais pas d?autres. Il y a une chose que je regrette beaucoup. D?avoir perdu du temps. On ne réalise pas assez que quand on cligne des yeux, c?est le temps qui passe, quand l?aiguille de la pendule avance, c?est le temps qui passe et que tout cela ne se rattrape jamais. Moi qui aime beaucoup les rivières, je n?ai jamais assez réalisé que l?eau qui passe devant vous s?en va et ne revient jamais. J?ai trop perdu de temps. Je n?ai pas assez lu, je n?ai pas trop regardé des films de distraction. Je vous ai montré ma chambre tout à l?heure. Maintenant je dors par terre. Mes dossiers sont à côté de moi. Ma radio est là ; elle joue tout le temps. J?écoute la BBC et RFI. Rien d?autre. Mes journées commencent à 4 h 30 du matin. C?est aujourd?hui que je réalise que j?ai perdu du temps et je ne laisse pas passer une seconde.
● <B>Vous avez perdu un temps qui aurait pu vous servir à quoi, selon vous ?</B>
J?ai fait trop de choses inutiles. Aller blaguer avec des copains, regarder des films? Pas assez de temps passé à lire. Si l?Amérique a avancé comme ça, c?est que les gens lisent. Ici une fois qu?on a quitté l?école, on cesse de lire. L?autre jour, j?ai entendu un journaliste qui disait que les nouveaux, même s?ils étaient diplômés, ne savaient pas écrire. C?est parce qu?ils ne lisent pas. Il faut amener une culture de la lecture dans notre pays. Moi je vous l?ai dit : mon université, c?est la masse, la vie? A chaque coup dur, j?ai pris cela comme un défi. Beaucoup de gens m?ont trahi. Je me suis relevé.
● <B>Quand on est trahi par autant de gens, on ne se remet pas soi-même à un moment en question ?</B>
Non. Je vois ça d?une autre manière. A Maurice, il y a une culture de la trahison. Judas a trahi le Christ, mais après il s?est pendu. Ici on trahit, c?est vraiment entré dans notre culture. Regardez autour du Premier ministre Navin Ramgoolam. Qui il y a t-il à part cela ? Tous les ennuis que connaît Ramgoolam sont dus à ces gens-là. Regardez autour de Paul Bérenger ? Pareil. Et pour venir au pouvoir, il fait la même chose. Il ramasse tout ce qu?il trouve. Et il va, bien sûr, avoir les mêmes problèmes. Sir Seewoosagur, même à l?époque de l?indépendance, a été trahi par beaucoup de gens. Sookdeo Bissoondoyal, Gaëtan Duval, Anerood Jugnauth, c?était la même chose. Moi, j?ai été plus trahi, parce que je n?ai pas les moyens financiers et je n?ai rien à donner. La politique aujourd?hui est devenue une affaire de paisa, nissa jalsa. Je suis triste pour notre pays. J?aimerais que ,pour les prochaines élections, les chefs choisissent des gens genuine. Mais le peuple est comme cela : ce ki mett fort gagn for. Celui qui donne à boire, à manger, des portables, une voiture, du whisky aura beaucoup d?agents.
● <B>Vous dites n?avoir jamais perdu contact avec le peuple, que vous l?aimez. Je constate en même temps que vous le méprisez beaucoup?</B>
C?est une constatation des faits. Ce n?est pas le peuple de Madagascar qui descend dans la rue, ce n?est pas le peuple de l?Inde qui manifeste, ni le peuple indonésien? Ici, il y a un laisser-aller. Le peuple mauricien est résigné. Résigné d?avoir été trahi, volé. Il laisse faire, il laisse passer. Quand je faisais mon pèlerinage politique en 1979, quand vous marchiez dans les villages, il y avait des gens qui avaient des gestes de citoyens. Je me souviens de mon oncle nous emmenant à plusieurs kilomètres de la maison pour aller enterrer un chien mort sur le bord de la route. Aujourd?hui, vous passez sur l?autoroute, à côté des motards qui véhiculent les officiels, les chiens morts jonchent nos routes. Tout le monde s?en fout. C?est un petit exemple mais il dit bien ce qu?il veut dire. Nous avons perdu tout sens civique.
● <B>Ce que vous expliquez là est un phénomène mondial auquel nous n?échappons pas?</B>
Oui, sans doute. Mais nous sommes un petit pays et nous pourrions résoudre plus facilement ce genre de choses. Le matérialisme va nous mener à notre perte. Il faut sortir ce débat de la politique et l?emmener sur le plan intellectuel. Regardez même les religions, elles ne sont plus des facteurs d?unité.
● <B>Elles l?ont déjà été, selon vous ?</B>
C?est vrai qu?elles ont amené la division aussi. Il ne faut pas avoir honte de le dire. Les gens ne sont plus intéressés parce que là-aussi il y a eu trop de traîtres et de profiteurs dans les religions qui ont tout accaparé. Il y a des gens chez les hindous qui sont juste intéressés qu?à obtenir des choses pour eux. Alors ils marchent toujours avec le gouvernement du jour. Avant les religions, c?était une vocation. Et si les chefs religieux sont comme cela, ceux qui les suivent comment vont-ils être ? Il y a toute une éducation à faire. C?est la base.
● <B>Quelle est l?image que les Mauriciens ont, selon vous, de Harish Boodhoo ?</B>
Cela dépend. J?aime les paraboles, vous le savez. Les partis politiques ont beaucoup gâté votre image. Quand je suis venu à la télévision en 1983 aux côtés de Jugnauth, Duval et Bhayat etc. j?ai dit que je restais en dehors, que je n?entrais pas au gouvernement et que chaque zacot protège so montagne. Tout le monde a dit que je voulais protéger les hindous. Je voulais dire que j?allais travailler pour le couches sociales qui m?avaient élu. Il en est ainsi dans le monde entier. Si j?étais communal j?aurais donné mon poste de vice-Premier ministre à Gaëtan Duval ? Mais on m?a collé une image communale, mais je pense aujourd?hui que tout cela est effacé. J?aime Maurice et sa population.
● <B>Sir Gaëtan Duval, votre ami, disait de vous : Boodhoo est comme Janus. Il a deux faces.</B>
Chaque homme a deux visages. Un ouvert à tous, au public et l?autre caché, privé, pour les intimes. C?est comme cela.
● <B>Vous pensez que c?est ce que voulait dire Duval ?</B>
Ma vie, vous savez est un livre ouvert. Je vis dans la transparence, même si j?ai mes défauts.
● <B>On a le sentiment que vous vous sentez un peu comme un sacrifié de la politique?</B>
A vrai dire oui. La raison est simple : Je n?ai pas d?argent et je ne cours pas derrière le secteur privé pour en avoir. L?autre raison est que je n?ai pas cru aussi dans le système des castes. Personne ne peut m?accuser de ce genre de choses. Retraçons les faits : sans moi Anerood Jugnauth n?aurait jamais été Premier ministre. J?ai eu à dissoudre mon parti pour lui, lui donner mon journal Le Socialiste. Même Navin Ramgoolam, vu l?emprise que j?ai sur la masse, c?est moi qui fais pencher la balance politique, d?un côté ou de l?autre par mon absence ou ma présence. Aux dernières élections, si j?étais monté sur une plate-forme pour faire campagne pour Bérenger, il aurait gagné les élections.
● <B>Vous pensez que tout le monde croit dans ce que vous dites là ?</B>
Je pense que oui. Les gens savent. Les politiciens ne le diront pas, car ils sont jaloux de moi. La seule personne que je regrette d?avoir aidée, c?est Anerood Jugnauth. Je ne l?oublie pas, je ne lui pardonne pas. Neither forgive, nor forget. Personne ne s?est rendu compte, Madan Dulloo, Sheila Bappoo et tous les autres que, depuis toujours, ce qu?il avait envie, c?était de mettre son fils à sa place. Il avait depuis toujours cet agenda.
● Vous appelez souvent les gens dans vos campagnes à la dénonciation. On peut appeler aussi cela la délation. Vous savez à qui, dans l?histoire, sont liées les campagnes basées sur la délation, la dénonciation du voisin, ou du collègue ?</B>
Tous les pays ont des informateurs qui aident leur pays. C?est un acte civique. Je ne dis pas qu?il faille être comme la Gestapo et dénoncer des voisins. Si notre pays savait dénoncer la fraude et la corruption, les criminels, nous n?en serions pas là concernant le taux de criminalité. Je crois que concernant la corruption, notre système même est pourri. J?ai eu une réunion avec Transparency International et j?ai donné un tas d?exemples sur le fonctionnement de la corruption qui commence avec le secteur privé lui-même, qui donne de l?argent pour les élections. Personne n?est pauvre après une élection. La corruption est devenue un système de vie. Et aucun politicien n?ira dénoncer un autre.
● <B>La renaissance du Parti Socialiste Mauricien ( PSM), votre ancien parti, en ce moment, est-elle un hasard ?</B>
Je n?ai rien à voir avec le groupe de gens qui ont fait renaître le parti. Je sais que c?est Bérenger qui a lancé Ashok Jugnauth, c?est lui qui pompe Dinesh Ramjuttun et cela ne m?étonnerait pas qu?il soit derrière le PSM. Il veut d?un MTD de 1987. Il veut une caution hindoue qu?il n?a toujours pas. Il veut ses cinq sous qui lui manquent pour faire une roupie. Et il sait que la grosse majorité des hindous et des musulmans sont derrière Navin Ramgoolam malgré ses défauts, malgré les dérapages de ce gouvernement, malgré que les prix augmentent, malgré l?augmentation du taux de criminalité, malgré tant d?autres choses.
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