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La recette du bonheur
Il n?est pas donné à tout le monde de devenir propriétaire de deux restaurants à 36 ans, et être à la tête d?une entreprise, alors qu?à l?âge de 13 ans, on n?était simplement qu?un apprenti cuisinier désargenté.
?Je n?avais jamais imaginé que je deviendrais propriétaire de deux restaurants. Par un dur labeur, cela a fini par payer.? Anil Digumber est visiblement fier de sa réussite. Il est le nouveau propriétaire de Sirokan, restaurant très prisé dans la région de La Gaulette, et de Le Coin Tropical un deuxième restaurant à Chamarel, géré par sa femme, Sonia. Ils se sont mis à deux pour réaliser ce succès.
En plus, il y a une belle histoire en filigrane : c?est au Sirokan que le couple s?est connu. Le restaurant était alors géré par l?ancien propriétaire. Anil travaille dans la cuisine alors que Sonia est serveuse. ?Anil était le chef et il avait démissionné pour travailler ailleurs. Moi aussi, je suis partie après notre mariage, mais je n?ai jamais pensé que nous serions un jour les propriétaires du restaurant qui nous avait réunis?, raconte Sonia.
Le gratin
Quand Anil évoque ses débuts dans la restauration, il n?est pas peu fier de ce qu?il a accompli. Sa carrière débute à l?âge de 13 ans comme aide-cuisinier. Il travaille au restaurant Sea Breeze, à La Bonne Marmite, à l?hôtel Pearl Beach et l?Auberge de Rivière-Noire.
?Quand nous apprenons quelque chose quand on est encore jeune, il est beaucoup plus facile de progresser.?
Il emmagasine plus de connaissances quand il concocte des plats pour le restaurant Le Batelage et pour le Domaine Anna. Cependant, c?est en travaillant pour un homme d?affaires à St-Félix qu?il bâtira sa réputation. Le gratin de la société déguste ses plats lors des banquets donnés par son patron.
?Quand j?étais au Sirokan, en 1999, le restaurant était déjà renommé. Même quand je suis partie du restaurant, certains touristes venaient me chercher pour préparer des plats pour eux.? Il est tout heureux en tant que cuisinier quand un restaurant est rempli et marche bien. C?est sa plus grande récompense.
Ce n?est que l?année dernière que le couple Digumber est revenu au Sirokan. Et pas comme employés, mais en tant que propriétaire. Quand l?ancien directeur abandonne le restaurant, il approche Anil pour qu?il achète le fonds de commerce. ?J?ai un courage monstre. Quand j?ai pris le restaurant, le bâtiment était en mauvais état. J?ai foncé quand même. Ma femme et moi, avons fait nous-mêmes la décoration?, déclare celui-ci.
Les travaux durent quatre mois. Le restaurant est en dur, mais le décor est en bois, style chalet. Il y a 50 couverts dans une salle climatisée.
A l?arrière du bâtiment, un pub en plein air qui ouvre jusqu?à tard dans la nuit. Les plats sont mijotés par Anil et toute son équipe. Il a un penchant pour les fruits de mer et les mets à base de fruits et de légumes. ?Il y a aussi des menus que j?ai créés moi-même. Bien sûr, je travaille selon les commandes des clients?.
Sonia ajoute que le Sirokan a changé depuis sa réouverture. ?Nous avons toujours eu l?ambition d?ouvrir un restaurant, mais nous n?avions jamais songé à celui-ci?, déclare-t-elle.
Il y a aussi Le Coin Tropical à Chamarel qui appartient au couple. ?Notre réussite tient au fait que nous connaissons bien notre personnel. Ma femme a déjà une formation dans la restauration. Nous avons formé nos gens pour qu?ils soient polyvalents, afin qu?ils puissent travailler dans la cuisine tout comme dans la salle à manger?, ajoute Anil.
Il a créé sa compagnie Huître D?argent qui gère Sirokan. Il y a aussi une deuxième compagnie qu?il a fondée avec l?aide d?un Réunionnais tour opérateur. Le couple ne compte pas s?arrêter en si bon chemin. Il a un autre projet d?envergure pour Chamarel.
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