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La question de souveraineté revient sur le tapis
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La question de souveraineté revient sur le tapis
Les revendications de Maurice sur l?archipel des Chagos et sur Tromelin, ont dominé les débats pendant la première tranche des questions. Répliquant à Arianne Navarre-Marie, le chef du gouvernement déclare qu?en 1999, il y a eu consensus sur des formules de cogestion des territoires litigieux qui devaient être définies.
Une troisième réunion, rappelle Navin Ramgoolam, a eu lieu en janvier 2006, sur cette question. Une commission mixte franco-mauricienne, dont la première rencontre devait avoir lieu à Maurice, a été acceptée lors de cette réunion, pour avancer sur la question de cogestion.
De plus, Navin Ramgoolam soutient qu?après la promulgation de la loi rattachant Tromelin au Territoire des terres australes et antarctiques, les autorités mauriciennes ont envoyé une note verbale au gouvernement français. Cet aspect du problème interpelle Paul Bérenger, qui estime que le gouvernement a pris du temps pour réagir. Navin Ramgoolam n?est pas de cet avis.
Il explique que la lettre a été envoyée à Paris le 25 mai. Ce qui amène Paul Bérenger à se demander comment un décret du 21 février 2007, a abouti à une note verbale, le 25 mai. Le Premier ministre dit avoir réagi dès que le gouvernement a pris connaissance de cette loi. Cependant, il affirme avoir demandé au ministère des Affaires étrangères de mener une enquête. Il lui revient qu?un manque de personnel a pu être à l?origine du retard. Il ajoute qu?il reprendra la question avec le nouveau président et le nouveau gouvernement français.
En ce qui concerne la souveraineté de Maurice sur les Chagos, Navin Ramgoolam indique qu?un comité ministériel a été mis sur pied. Il est présidé par le ministre des Affaires étrangères Madan Dulloo, l?attorney general, Rama Valayden, le solicitor general, Me Dhiren Dabee.
Navin Ramgoolam a aussi fait part à la Chambre de ses démarches, samedi dernier, pour fixer un rendez-vous avec le successeur de Tony Blair, Gordon Brown, pour discuter de cette question.
J.-L.O.
AUTRES INTERVENANTS
<B>Françoise Labelle : les femmes dans la construction : un palliatif</B>
Un des points de désaccord de Françoise Labelle sur le budget demeure la formation des femmes en vue de leur embauche dans le secteur de la construction. La députée MMM était l?avant-dernier intervenant.
Le gouvernement n?a pas été en mesure de trouver les moyens pour ramener les hommes dans ce secteur. Alors il a décidé que ce seraient les femmes qui prendraient le relais, estime-t-elle. Elle voit mal comment une femme ayant atteint la quarantaine sera apte à se lancer dans le secteur de la construction.
Une commission d?enquête aidera, selon elle, à déterminer la raison pour laquelle les hommes fuient ce secteur d?activité pour aller exercer comme marchands ambulants.
La baisse du pouvoir d?achat a été un des éléments forts du discours de Françoise Labelle. Ceux au bas de l?échelle ne sont pas les seuls touchés, la classe moyenne aussi. Au supermarché, l?on choisit toujours les produits les moins chers. Cette situation est largement due aux mesures prises par le gouvernement, soutient-elle
Elle ironise sur les projets Integrated Resorts Scheme : ils ne sont plus considérés maintenant par le pouvoir comme des projets d?apartheid, mais comme une réelle opportunité de développement économique est social.
<B>Marc ATCHIANE</B>
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