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La production du sucre roux tire à sa fin
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La production du sucre roux tire à sa fin
D?ici trois ou quatre ans, la production de sucre roux sera «enn zafer du pase» à Maurice. Gilbert Espitalier Noël, président de la Mauritius Sugar Production Association (MSPA), l?a confirmé samedi lors d?une journée informative à l?intention des employés de l?industrie de la canne à Casela. Il a précisé que d?ici 2011-2012, 325 000 tonnes de sucre raffiné (sucre blanc) et 125 000 tonnes de sucres spéciaux seront produites à Maurice chaque année.
Les groupes Fuel et Savannah comptent tous deux investir dans la construction d?une raffinerie pour transformer le sucre roux en sucre raffiné (sucre blanc). A eux deux, ils investiront près de Rs 2 milliards. Des investissements qui devraient, soutient le président de la MSPA, «générer des revenus additionnels tant pour les sucriers que pour les petits planteurs». Ce passage du sucre roux au sucre raffiné fait partie de la «stratégie d?avenir» de l?industrie de la canne.
La production de sucres spéciaux sera centralisée sur deux ou trois usines. Belle-Vue et Beau-Champ sont déjà engagés dans la production de sucres spéciaux. L?industrie mauricienne produit plus d?une dizaine de types de sucres spéciaux, le demerara étant la variété la plus importante, suivi du sucre roux spécial, le granulé doré. Les autres variétés sont le golden caster, golden bakery, light muscovado, dark muscovado, mélasse, dark brown soft et les coffee crystals.
Cela fait des années que l?on sait que les jours du sucre roux étaient comptés. Pour Gilbert Espitalier Noël, qui a exprimé sa «confiance en l?avenir», l?«investissement dans ces raffineries étant un pas dans la bonne direction». Le sucre blanc pourra être vendu à un prix beaucoup plus rémunérateur, par rapport au sucre roux, dont le prix a «massivement baissé». Egalement plus rémunérateurs que le sucre roux, les sucres spéciaux.
Des sucres spéciaux que le Mauricien lambda ne fait qu?apercevoir dans les supermarchés. «So gou diferan», constatent Muttoo Goomany et Permanun Bhurosy. Laboureurs à Britannia, ils étaient parmi les quelque 500 employés du secteur à avoir fait le déplacement pour essayer de comprendre ce qu?est cette «nouvelle vision» pour l?industrie de la canne. L?exposition sur les différentes facettes de ce secteur avait été coordonnée par les associations des Human Resource Managers et Public Relation Officers de l?industrie sucrière sous l?égide de la MSPA.
Sur les différents stands, les représentants des compagnies sucrières ont expliqué, aux employés de l?industrie, les nouvelles pratiques agricoles, les nouveaux systèmes d?irrigation, les projets et systèmes de diversification agricole, les nouveaux produits et services de l?industrie tels les sucres spéciaux et les produits de distillerie, les cours de formation ainsi que le mécanisme des centrales thermiques rattachées aux usines sucrières. Ils n?ont pas hésité à poser des questions. S?enquérir au sujet des nouvelles techniques. En connaître les avantages.
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