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La piste criminelle se dessine dans l?incendie à Paris
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La piste criminelle se dessine dans l?incendie à Paris
Au moins quatorze personnes dont deux enfants ont trouvé la mort dans la nuit de samedi à hier à l?Hay-les-Roses dans l?incendie d?un immeuble qui pourrait être d?origine criminelle, apprend-on de source policière. Quatre personnes sont actuellement entendues comme témoins. La police n?a procédé à aucune interpellation, a souligné une porte-parole.
?Le bilan officiel est de 14 tués, mais il va s?alourdir malheureusement?, a déclaré une source policière. Selon les sapeurs-pompiers de Paris, dix blessés sont traités ?en urgence absolue?. Cinq personnes, dont deux pompiers, sont plus légèrement touchées et dix ont été prises en charge par des psychologues.
Evacuée par les secours, une jeune femme a accouché dans une ambulance, a précisé un porte-parole des pompiers. La mère et l?enfant, un petit garçon, se portent bien.
?Les premières informations qui m?ont été données laissent supposer un incendie d?origine criminelle avec le feu qui aurait été mis dans la cage d?escaliers et dans le hall?, a déclaré le maire de L?Hay-les-Roses, Patrick Sève.
Des témoins semblent avoir vu des gens mettre le feu, a ajouté l?élu qui en a informé ses administrés lors d?un point de presse dans la salle du conseil municipal à la mi-journée après une réunion de crise à la préfecture du Val-de-Marne.
Le feu s?est déclaré vers 01h 00 dans les boîtes aux lettres situées à l?entrée de l?immeuble de 18 étages. Il a été facilement éteint par les quelque 160 pompiers mobilisés, a déclaré l?adjudant-chef Alain Antonini de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Les 110 appartements de l?immeuble n?ont subi aucun dommage mais les victimes ont péri intoxiquées.
L?adjudant-chef Antonini évoque ?une sorte de psychose? dans les immeubles après les deux incendies qui ont fait 24 morts en moins d?une semaine à Paris fin août. ?Dans un immeuble en béton, il faut rester chez soi. Ne pas sortir dans la cage d?escalier, où la seule chose qu?on trouve ce sont les flammes et la fumée?, a-t-il insisté.
Température de 300°C
?Le paradoxe de cette situation c?est que les appartements qui ne sont pas du tout concernés, sont en état?, a confirmé le maire de L?Hay-les-Roses. ?Les gens qui sont restés chez eux n?ont subi aucun désagrément. Par contre, ce sont ceux qui se sont précipités dehors qui ont été confrontés à des températures de 300° C, à la fumée et à l?asphyxie, d?où le bilan catastrophique?, a-t-il ajouté.
Les habitants de la tour située 2, allée du Stade, où vivaient environ 800 personnes, ont été évacués par mesure de précaution, mais la structure de l?immeuble n?a pas été touchée par le sinistre. Une partie des rescapés a été installée dans un gymnase des alentours et des policiers ont accompagné, ceux qui le souhaitaient, rechercher des objets de valeur et quelques vêtements dans leurs appartements.
MORTS DANS D?ANCIENS IMMEUBLES
Plus de 5 000 personnes manifestent à Paris pour les mal-logés
■ Environ 5 000 personnes, selon la police, ont manifesté à Paris en soutien aux mal-logés à la suite de la mort de 24 personnes, en majorité d?origine africaine, dans des immeubles anciens de la capitale. A l?appel d?une vingtaine d?associations et de syndicats, les manifestants ont défilé du Quai de la Gare, lieu symbolique des sans-logis depuis les années 90, pour exiger le relogement des mal-logés et sinistrés et protester contre la politique gouvernementale d?expulsions. Cette manifestation est intervenue au lendemain de l?évacuation par la police de deux squats parisiens occupés par des familles d?origine africaine. Le ministre de l?Intérieur, Nicolas Sarkozy, a prôné mardi la fermeture de tous les édifices insalubres parisiens à la suite de plusieurs incendies d?immeubles qui ont fait 48 morts depuis le printemps dans la capitale. Cette décision a été vivement critiquée par l?opposition de gauche, les Verts et les associations d?aide aux sans-papiers et aux démunis. Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a annoncé jeudi une enveloppe de 50 millions d?euros pour la mise aux normes de sécurité des centres d?hébergement. S?y ajoutera : l?achat par l?Etat de bâtiments collectifs inutilisés pour y créer 5 000 places en résidences sociales.
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