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La méthode d'exécution pourra être contestée

18 juin 2006, 00:00

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La Cour suprême américaine a ouvert la voie, le 12 juin, à des recours contre les exécutions par injection, la méthode utilisée dans la plupart des États américains pratiquant la peine de mort et par le gouvernement fédéral.

Dans une décision unanime, la cour a autorisé les condamnés à mort devant être exécutés par injection à déposer des recours de dernière minute une fois qu’ils ont épuisé toutes leurs possibilités d’appel.

La Cour suprême estime qu’ils sont en droit de déposer un recours arguant que l’usage de produits chimiques est trop douloureux et viole le Huitième amendement de la Constitution américaine.

Des droits violés par le protocole</B>

Le vainqueur de l’arrêt rendu lundi est le condamné à mort de Floride Clarence Hill, qui allait recevoir l’injection fatale quand la Cour suprême est intervenue en janvier pour suspendre l’exécution.

Clarence Hill, condamné à mort pour le meurtre d’un policier, avait déposé un recours estimant que ses droits constitutionnels seraient violés par le protocole de Floride concernant l’injection létale.

Les exécutions par injection sont utilisées par tous les États pratiquant la peine de mort aux États-Unis, excepté le Nebraska qui utilise toujours la chaise électrique, également contestée.

Dans un autre arrêt, la Cour suprême a par ailleurs autorisé un condamné à mort du Tennessee à utiliser des éléments de preuves ADN pour tenter de prouver son innocence, 20 ans après avoir été reconnu coupable du meurtre d’une voisine.

<B>© Le Nouvel Observateur</B>

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