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La MRA enquête sur une quinzaine d?ex-parlementaires
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La MRA enquête sur une quinzaine d?ex-parlementaires
Personne n?est épargné par la Mauritius Revenue Authority (MRA), notamment ceux ou celles qui ont les moyens de s?acheter des bungalows, appartements de luxe et même de très belles voitures au comptant.
Ces achats s?élèvent en moyenne à plus de Rs 3 millions et parfois figurent sur le nom des enfants et autres proches de ces ex-parlementaires.
Depuis quelque temps, les inspecteurs de la MRA effectuent un véritable travail de fourmi au niveau du bureau de l?enregistrement.
Parmi les personnes ciblées se trouvent des ex-membres de l?Assemblée nationale, ministres lors des dernières élections générales ou bien ex-parlementaires qui ne sont plus députés mais sont toujours dans le giron politique. Ils sont la plupart des ex-MSM et des travaillistes. Officiellement, ils n?ont plus de gros revenus, mais ont pu quand même s?acheter des biens immobiliers, des véhicules assez chers.
Certains de ces ex-parlementaires ont été «dénoncés» par des lettres anonymes. Mais dans tous les cas de figure, la MRA est obligée d?enquêter, ce qui n?est pas du goût de ces contribuables.
«Sommés de payer»
Actuellement c?est un ex-ministre du MSM qui fait l?objet d?enquête. Les responsables de la MRA l?ont invité à s?expliquer sur des biens acquis tout récemment alors qu?il ne travaille plus et ne bénéficie même pas de pension.
Un ex-ministre du PTr, toujours dans le giron politique mais ne siégeant plus à l?Assemblée nationale a été également convoqué après avoir acquis des biens immobiliers.
Dans les deux cas, ainsi que les autres ex-parlementaires convoqués, ils ont été invités à s?acquitter de leurs «dettes» auprès de la MRA et de remplir les formulaires nécessaires au plus vite.
Sudamo Lall, le directeur de la MRA, a confirmé à l?express qu?effectivement plusieurs ex-parlementaires ont été sommés de payer leurs dettes en fonction de ce qu?ils ont acquis. «Je n?ai aucun droit de divulguer le nom de ces personnes comme le stipule le MRA Act. Il est illégal de rendre public leurs noms. Ce sont des contribuables comme n?importe qui. Nous au niveau de la MRA on ne fait que notre travail selon la loi.»
Il a fait remarquer que contrairement à ce qui est véhiculé par certaines personnes sur la place publique : «On ne pick pas and choose dans nos enquêtes. Tout le monde est traité de la même façon. On n?est pas guidé par des motivations politiques, on fait notre travail de manière professionnelle et avec neutralité.»
«Pas de caméras»
Il y a eu quelques lobbies de certains parlementaires proches du pouvoir auprès de la MRA, via le ministère des Finances, pour un assouplissement de la loi en leur faveur, mais en vain. Le ministère est resté intransigeant : ceux qui ne sont pas en règle avec la MRA doivent s?acquitter de leurs dettes.
D?autre part, Sudamo Lall a nié les commentaires faits par l?opposition MMM et l?information parue dans l?express sur l?utilisation de caméras pour traquer les fraudeurs ou des personnes soupçonnées d?avoir acquis des richesses telles que des voitures de luxe, des campements, appartements, entre autres. «We dont have cameras», affirme Sudamo Lall.
Cependant, un proche de la MRA a confié à l?express : «C?est vrai qu?on n?utilise pas de caméras maintenant mais on en a utilisé dans le passé. Il y en avait une au bureau et elle était assez puissante.»
Quoi qu?il arrive , le travail de la MRA se poursuit et ne va pas s?arrêter là. Les enseignants sont toujours dans sa ligne de mire, mais aussi des médecins et, bientôt, de nombreux marchands ambulants.
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