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La mort étrange de Marday
Une question terrible tourmente les Narrainen. Qui en voulait à Marday au point de le tuer ? Son cadavre a été découvert flottant dans la rivière à St-Pierre jeudi. Pour ses proches il ne peut pas s?agir d?un suicide, comme le pense la brigade criminelle de l?Est. Ils croient dur comme fer que le maçon de 44 ans a été victime d?un foul play. En effet, ils pensent que l?autopsie du Dr Amah Charrya Gujjalu, médecin de la police, attribuant le décès à un dry drowning est une preuve irréfutable. Ils avancent également que les Rs 1 500 que Marday avaient sur lui ont disparu.
« Cette histoire est louche. Marday n?était pas le genre de personne à mettre fin à ses jours. Il n?avait aucun problème avec qui que ce soit et le jour de sa disparition il était tout à fait normal », confie un des frères du défunt. À son avis, la police doit tout entreprendre pour faire la lumière sur la mort de Marday. Ce dernier, père de neuf enfants dont le dernier a 2 ans, était un homme simple. « Il vivait dans une petite maison en tôle et aimait cuisiner pour ses enfants et sa femme », confie sa belle-s?ur. La vie s?écoulait comme un long fleuve tranquille. Faute de distraction, Marday aimait bien prendre un petit verre de rhum de temps en temps avec ses amis. C?est ce qu?il a fait le 11 avril dernier, date à laquelle il a été porté disparu.
<B>Des traces de sang devant le bar</B>
Vers 18 heures, Serge Macédonien, son ami de longue date et voisin, l?invite à prendre un verre dans une buvette de Saint-Pierre. Soopoo, la femme de Marday, se met alors au lit, ne voulant pas l?attendre. Ne le voyant pas le lendemain, elle s?inquiète. Elle s?enquiert auprès de Serge Macédonien et ce dernier lui assure que Marday est rentré à Moka. Soopoo prend son mal en patience. Mais les heures passent et toujours pas de Marday.
La famille décide alors d?alerter la police et les recherches commencent. « Avec l?aide SSU, nu finn rod li partou, dan Pont-Souillac, kot Le Pouce, ziska 3 heures dimatin. Personn dan la fami pa finn arete pou réposé », raconte un parent. C?est un appel anonyme, dans la journée de jeudi, qui permettra de retrouver Marday. Son corps flottait dans la rivière située à quelques mètres de la buvette. Son cadavre, en état de décomposition avancée, est alors transporté à l?hôpital Jeetoo pour être autopsié. « Pa fine capav gette so figir ene dernié fwa », se lamente un proche de la famille.
À Moka, la tristesse a envahi le c?ur des proches du disparu. Si pour eux, les circonstances de sa mort sont obscures, elles ne le sont pas pour la police. Elle privilégie la thèse du suicide car des témoins ont vu Marday au bord de la rivière le soir de sa mort.
En attendant, les neuf enfants et l?épouse de Marday pleurent sa disparition. La famille ne compte pas baisser les bras face aux doutes qui l?assaillent.
En effet, les proches du maçon ont découvert des traces de sang devant le bar où la victime a pris son dernier verre. Mais la police estime que Marday a pu décider de mettre fin à ses jours.
Il ne portait aucune blessure sur le corps, donc le sang devant la buvette ne peut pas être le sien. Il se peut aussi qu?il soit tombé accidentellement dans la rivière, étant passablement éméché cette nuit-là. Son ami Serge Macédonien est bien triste. Depuis la disparition de Marday, sa relation avec les Narrainen n?est plus la même?
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