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La moitié de la flotte pourrait être en panne

23 juillet 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Environ une vingtaine d?autobus individuels sur la soixantaine qui desservent l?île pourraient être retirés de la circulation dans deux ans. Selon les dispositions légales, un véhicule ayant roulé plus de 18 ans, est bon pour la ferraille, cela pour plus de sécurité routière. «C?est effectivement le cas car ces véhicules représentent un danger pour le public», confie un haut cadre de la National Transport Authority (NTA) à Rodrigues.

Cet officier de la NTA rappelle que la loi accorde un moratoire de six mois aux propriétaires d?autobus pour qu?ils puissent rouler jusqu?à l?expiration du délai. Mais l?officier maintient que ce délai ne résoudra pas le problème auquel les Rodriguais seront confrontés si les propriétaires ne renouvellent pas leur flotte à temps.

Longues prodédures

En effet, Reynolds Mercure, un des propriétaires explique que le retrait de ces autobus va complètement bouleverser le quotidien des Rodriguais, sur certaines routes telles que la Pointe-Coton, Rivière-Coco et Camp-Pintade. Un grand nombre d?étudiants habitent le long de ces routes qui font partie du paysage de l?île depuis très longtemps.

La flotte de bus à Rodrigues est constituée majoritairement d?autobus de seconde main, importés de Maurice.

Pour Reynolds, il sera difficile de pallier ce manque d?autobus dans un court laps de temps. Les procédures administratives sont longues.

Les éventuels acquéreurs d?autobus, nouveaux ou de seconde main, doivent soumettre leur demande à une institution bancaire à Maurice pour un emprunt avant de la déposer chez un concessionnaire en Inde ou en Japon, sans oublier, dit-il, le temps que prendra le bateau en provenance de ces deux pays avant de toucher la rade de Port-Louis. L?assemblage des pièces détachées est effectué à Maurice avant l?envoi des véhicules à Rodrigues.

C?est un autre parcours du combattant pour les propriétaires des autobus qui se voient obligés de se lancer dans l?élevage, la pêche ou d?autres métiers pour arrondir leurs fins de mois.

MANQUE D?AUTOBUS

Un sérieux problème dans l?île

■ Franceau Grandcourt, le commissaire des Infrastructures publiques est conscient des problèmes que pourrait occasionner le manque d?autobus. « J?ai abordé la question avec eux de même que les projets en cours pour de nouvelles routes.

Je compte rencontrer Rashid Beebeejaun, le ministre des Infrastructures publiques la semaine prochaine pour lui en parler et voir comment aider les propriétaires d?autobus à augmenter leur flotte dans l?île.

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