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La menace De Villiers
Abonné aux places d’honneur, Giniel de Villiers a signé sa première victoire d’étape dans le Dakar entre Kayes et Bamako. Le Sud-Africain, troisième du général, revient sur Luc Alphand, deuxième, alors que Stéphane Peterhansel a cédé du terrain.
La hiérarchie du Dakar ayant été bien établie à l’issue de l’étape de la veille entre Kiffa et Kayes, Stéphane Peterhansel pouvait commencer à gérer sa confortable avance au classement sur Luc Alphand. Le leader a donc laissé Giniel de Villiers remporter son premier succès dans le Dakar, non sans s’être fait une petite frayeur au km 100, en compagnie de l’autre Pajero de Nani Roma. Egarés, les deux Mitsubishi ont été contraintes de faire demi-tour, perdant plusieurs minutes dans la manœuvre. Giniel De Villiers, de son côté, a su éviter les pièges de la navigation dans la savane et parfaitement gérer les traversées des petits villages. L’ancien vainqueur du Rallye du Maroc (2003), habitué aux places d’honneur dans le Dakar (4e en 2005, 7e en 2004 et 7e en 2003) a survolé la courte spéciale courue en 3h07’. Dès le premier point de passage, son Race Touareg déposait celui de Carlos Sainz, jusqu’alors meilleur temps de 6’39’’. A l’exception de Jutta Kleinschmidt qui cassait ses suspensions en percutant un arbre au km 12, tout souriait au constructeur allemand.
Meilleur temps au deuxième point de passage, Giniel de Villiers devançait ensuite Bruno Saby. Le vainqueur de la Coupe du monde des rallyes tout-terrain 2005 réapparaissait après une traversée de la Mauritanie délicate. Luc Alphand pointait, lui, à 8’41’’ et refaisait une partie de son retard sur Stéphane Peterhansel, relégué alors 20’19’’. La troisième partie de la spéciale ne changeait rien à la donne, De Villiers augmentait même son avance sur Bruno Saby, deuxième à l’arrivée. Le Pajero de Luc Alphand terminait troisième à 6’03’’ du vainqueur du jour, devant Carlos Sainz (8’33’’) et le BMW de Chicherit (9’40’’). Le leader du classement général, Stéphane Peterhansel, limitait les dégâts en onzième position (à 20’58’’).
<B>Motos : Marc Coma y est presque</B>
Cyril Despres a quasiment perdu tout espoir de remporter le Dakar. A l’arrivée de la 11e étape, le Français a accusé un retard de plus de 13’ sur le vainqueur surprise du jour, Alain Duclos, et pointe désormais à plus de 34’ de Marc Coma au général.
Pour cette onzième étape du Dakar, les organisateurs avaient concocté une spéciale qui n’était certes pas la plus longue mais certainement pas non plus la moins piégeuse. Pour faire la différence, on attendait sans doute le verdict des dunes mauritaniennes mais c’est probablement au Mali, hier, que la course s’est jouée. Les étroites pistes qui zigzaguaient dans un décor de rêve entre Kayes et Bamako ont joué des tours à plusieurs pilotes, à commencer par Cyril Despres, le grand perdant du jour. Le Français a concédé 13’04’’ sur l’inattendu vainqueur, le Franco-Malien Alain Duclos, qui s’est offert par la même occasion sa première victoire dans l’épreuve, dans son pays d’origine s’il vous plaît. L’enfant du Mali qui a longtemps trimé pour boucler le budget nécessaire à l’inscription au rallye-raid, se voit récompenser de tous les efforts fournis pendant des années. La star locale, partie après les favoris, hier matin à Kayes, a signé les meilleurs chronos de bout en bout de l’étape. Meilleur temps au CP1 devant Marc Coma, le pilote sur sa KTM a récidivé au deuxième point de passage en accroissant même son avance sur le leader du classement général. Sur un terrain qu’il connaît bien, Alain Duclos s’impose finalement avec 1’27’’ d’avance sur Marc Coma et un étonnant Jonah Street (à 6’39’’). Cyril Despres ne pointe qu’au neuvième rang à 13’04’’ alors que David Fretigné sur Yamaha lâche encore 23’18’’ sur le meilleur chrono et que David Casteu, le vainqueur de la huitième étape, victime d’une chute, est arrivé dans les profondeurs du classement (62e à 1h25’41’’).
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