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La MEF pour une compensation basée sur la productivité

27 avril 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

?Mi-figue, mi-raisin.? Telle est l?humeur des patrons en cette période de préparation de budget. Ils sont dans l?attente de mesures incitatives pour relancer l?activité économique les entreprises. Face aux revendications des syndicats, qui ont envoyé un mémoire au ministre des Finances mercredi, la Mauritius Employers Federation (MEF) se défend de n?avoir jamais été contre le paiement de la compensation salariale annuelle. Mahesh Gopal, son président, estime que la compensation salariale de Rs 800 demandée par les syndicalistes pourrait être acquise en bonus de productivité et autres bénéfices.

Il demande aux syndicalistes de comprendre que les entreprises du pays opèrent dans un environnement économique concurrentiel. Les filets de protection liés aux marchés préférentiels n?ont plus leur raison d?être.

C?est pourquoi la MEF insiste autant pour que le gouvernement mette absolument sur pied le National Pay Council (NPC) avant la présentation du budget 2006-2007. C?est un mécanisme qui prendra en considération plusieurs paramètres de l?économie pour déterminer le quantum de la compensation salariale annuelle. Le NPC sera un organisme qui non seulement prendra en compte le taux d?inflation mais aussi la productivité et la capacité des entreprises à payer.

Pour le président de la MEF il faut que le gouvernement continue à consolider l?industrie touristique et celle du textile, qui ont montré ces derniers temps des signes de reprises non négligeables. De plus, le gouvernement devrait accorder, dans le prochain budget, une attention particulière aux secteurs de la construction, de la technologie informatique, de l?immobilier, au knowlege hub, au seafood hub et à l?industrie océanographique, susceptible de créer beaucoup d?emplois. Mahesh Gopal souhaite en dernier lieu que le gouvernement révise en profondeur le Business Facilitation Act, afin d?approuver des projets de développement assez rapidement.

Le ministre des Finances, Rama Sithanen, estime pour sa part qu?il est trop tôt pour dire la tendance de son prochain budget. Tout comme ?il est trop tôt pour se prononcer sur la demande des syndicats à propos de la réintroduction des subsides sur le riz et la farine?.

Réintroduction des subsides

En effet, dans les mémoires des syndicats remis ou à remettre au ministre des Finances, figurent en bonne place : la réintroduction des subsides sur le riz ration et la farine, le financement à 100 % des frais d?examens des étudiants du School Certificate et du Higher School Certificate, l?exemption d?impôt de ceux dont les revenus mensuels avoisinent les Rs 25 000 et le refus de hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Les dirigeants syndicaux des fédérations, dont ceux de la Fédération des syndicats du service civil, du National Trade Union Council, de la Federation of Progressive Unions, du Mauritius Labour Congress, de la State Employees Federation, etc., se sont concertés sur le sujet. Ils estiment que le gouvernement devrait rectifier le tir en raison de l?escalade des prix, du taux d?inflation estimé à 10,5 % et de la hausse du coût de la vie. Ils comptent prendre position à ce sujet lors du rassemblement du 1er Mai à Beau-Bassin, réunissant les dirigeants des 13 fédérations. Ils voteront plusieurs résolutions pour forcer le gouvernement à accéder à leurs revendications.

Selon Toolsyraj Benydin, principal porte-parole des 13 fédérations syndicales, les salariés du bas de l?échelle éprouvent des difficultés financières en raison des dettes et de la cherté de la vie. Le syndicaliste affirme qu?il faut plus que jamais que le gouvernement consolide l?État providence. Il pense à ce propos à l?intervention de l?État pour faire baisser le prix des médicaments. Pour ce qui est de la fonction publique, le syndicaliste se dit contre l?introduction d?un système d?appréciation de la performance.

Il faut avant tout résoudre le douloureux problème de la congestion routière, pense-t-il. Il réclame au même chapitre l?abolition de la Road Tax et la révision de l?allocation de carburant des fonctionnaires. Il demande aussi au gouvernement de remplir les nombreux postes vacants qui entravent le bon fonctionnement des services essentiels du pays.

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