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La MBC à l?heure du changement

17 juillet 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le vent de changement de l?Alliance sociale fait des vagues à la maison de la radio et de la télévision. Certaines mesures étaient attendues : le changement de directeur, par exemple. D?autres moins : des mutations plus mises au placard que processus administratif normal.

Torriden Chellapermal étant parti, des tractations pour le remplacer à la tête de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) vont bon train. Le nom le plus cité : Trilock Dwarka, ex-directeur de la MBC. En revanche, Nanda Armoogum, journaliste, est donné favori pour être le numéro 2.

Au niveau des mutations, on note l?affectation de Rishi Gopaul à la radio comme responsable de l?information. David Boodnah, nommé par l?ex-directeur de la MBC comme Desk Coordinator à la radio, retourne à la rédaction comme Senior News Editor. Même sort pour Ashok Beeharry, jusqu?à hier News Coordinator à la télévision, redevenu également Senior News Editor.

Ambiance délétère

Ces mutations sont diversement commentées. Les proches de Boodnah considèrent la sienne comme une décision administrative et ne l?associent nullement au sort réservé aux nominés politiques. Sa nomination fait suite au départ imprévu de Jacques Maunick, ex-directeur de la radio.

En revanche, les proches de Beeharry expliquent mal sa mutation. C?est en 2002 qu?il a été nommé pour assumer la fonction de News Coordinator pour la télé. À ce jour, il n?a été que prévenu verbalement par le directeur adjoint, Ravin Bacchoo, qu?il ne serait plus News Coordinator. Feçal Caunhye, présentateur, est cité pour être News Coordinator à la télévision. Mais, hier après-midi, rien n?indiquait que tel serait le cas. Le sort de Nadarajen Pillay, suspendu de ses fonctions de Senior News Editor, n?a pas encore été décidé, contrairement à une rumeur faisant état de sa réintégration.

Ces mutations et remplacements à chaque changement de gouvernement prennent parfois une allure folklorique et s?effectuent dans un climat de soupçons et de peur. On calomnie et on demande des têtes. Cela fait écho aux menaces proférées à l?encontre de certains à la MBC lors de la campagne électorale. Ce qui est loin de rendre les employés sereins.

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