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La lumière pour des squatters
Mardi à Vuillemin, Quartier Militaire. L?installation d?une fontaine devant certaines maisons de squatters prend une allure de fête. Après cinq ans d?attente, l?eau arrive enfin à leurs portes.
Quelque douze familles de squatters, pour la plupart des femmes et des enfants, se sont installées depuis cinq ans dans un coin perdu de Vuillemin, à côté de la station d?épuration. Une odeur nauséabonde émane de l?endroit, mais elles n?ont pas trouvé mieux dans la région. Elles attendent toutes d?être régularisées.
Avant ce développement important, ces squatters buvaient l?eau polluée de la rivière Nursery, non loin de leurs logis de fortune, rafistolés avec de vieilles feuilles de tôle. Certains d?entre eux n?ont pas de lit et installent des matelas sur des feuilles de carton, placées sur le sol terreux.
Autre développement important pour eux : la route qui longe leurs maisons vient aussi d?être éclairée. A la nuit tombée, elle était plongée dans le noir et toute activité s?arrêtait.
Les témoignages laissent voir le sentiment de satisfaction des squatters. Amanda Sylvie, mère de trois enfants, âgés de 11, 9 et 7 ans, poussent un ouf ! de soulagement. ?Pendant cinq ans, nous avons bu l?eau de la rivière. Mes enfants tombaient souvent malades. Je remercie le PPS Deven Nagalingum de nous avoir fait avoir l?eau et fait éclairer la route ?, confie-t-elle.
Son époux est laboureur et ne gagne pas assez pour arrondir les fins de mois. ?Comme je ne travaille pas, nous éprouvons des difficultés pour envoyer nos enfants à l?école. Dans le passé, j?ai fait une demande pour avoir une maison NHDC à Melrose ou à Bambous, mais rien n?a été fait?, explique Amanda.
Marie Antoinette Potiron, qui a connu la même misère pendant cinq ans, se plaint que ses deux enfants en bas âge aient attrapé la gale. ?Je ne suis pas mariée et j?ai de graves problèmes pour faire vivre ma famille?, dit-elle.
Quant à Claudia Omar, elle éprouve des difficultés pour envoyer ses deux enfants à l?école. ?Je suis ici depuis trois ans. Mon époux, qui est laboureur, ne gagne pas assez. Jusqu?à présent, je n?ai pas pu avoir un emploi. Mais je suis soulagée depuis qu?une fontaine a été installée?.
Prasline Potiron, qui est sans emploi, vit seule. Elle se réjouit d?avoir l?eau devant sa porte. Le secrétaire parlementaire privé, Deven Nagalingum, initiateur du projet, explique qu?à l?époque, la politique du gouvernement était de ne pas donner l?eau et l?électricité aux squatters. Par la suite, la décision a été prise de régulariser leur situation.
?Une étude entreprise à Vuillemin a révélé qu?il y a 149 familles de squatters. J?ai présidé des réunions avec des représentants de la Central Water Authority et du Trust fund for the social integration of vulnerable groups. Sur une base humanitaire, nous avons décidé de mettre à leur disposition un point d?eau. Pour sa part, le ministère du Logement a un plan global pour les familles qui répondent aux critères établis?, explique le PPS.
Deven Nagalingum affirme que son souci ne s?arrête pas à la fourniture de l?eau et de l?électrictié à ces familles. ?Il faut tout un programme, en collaboration avec le Trust fund, les ministères de la Sécurité sociale et de l?Education, pour les encadrer après leur régularisation?, soutient-il.
Le député de la circonscription fait état d?autres projets financés par la National Development Unit (NDU) à Vuillemin pour améliorer le sort des habitants, dont la construction d?une maternelle pour assurer une meilleure éducation de base aux enfants. Du matériel scolaire leur sera bientôt remis.
?Il était toujours de notre souci d?améliorer les conditions de vie des habitants. La NDU a financé au coût de Rs 9 millions le projet de réfection de toutes les routes de Vuillemin et l?installation de drains pour résoudre le problème d?inondations?, précise-t-il.
Deven Nagalingum souhaite trouver une solution rapide au problème des squatters.
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