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La GWF nous promet un buste d?Anquetil
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La GWF nous promet un buste d?Anquetil
Il convient de se méfier comme de la peste des promesses de la classe politico-syndicale et plus particulièrement quand elles concernent le buste d?un tribun disparu. Le PMSD de Gaëtan Duval nous promit un buste de Jules Koenig que nous attendons d?autant plus que nous ignorons tout du pourcentage des bleus, divisés et opposés, connaissant encore les faits et gestes du fondateur de leur parti.
Fin janvier 1982, c?est la GWF (General Workers Federation pour ceux qui l?ignorent) qui nous promet pour bientôt un autre buste, celui d?Emmanuel Anquetil en l?occurrence. La fédération syndicale mauve se prépare à occuper ses nouveaux locaux, rue de La Poudrière, à côté du grand frère, MMM. La page se tourne sur l?incendie de la rue Brabant. France Soopramanien se console du ticket électoral, seulement entrevu, en annonçant cette promesse statuaire sinon statuaire. Emmanuel Anquetil est le grand oublié du parti et du gouvernement travaillistes, allègue-t-il. On ne peut plus compter sur eux pour lui rendre hommage qui lui est dû. La GWF prend désormais les choses en mains. Promis, juré, dévoilement d?un buste d?Emmanuel Anquetil, le 1er mai 1982 au plus tard, au Jardin de la Compagnie. Contact est déjà pris avec le commissaire de police pour que puisse s?effectuer l?incontournable collecte de fonds, manquants, bien sûr. On ne sait ce qui cloche dans ce projet si édifiant. Demeure le fait que notre Jardin de la Compagnie attend toujours le buste d?Emmanuel Anquetil promis par la GWF.
Histoire de la GTU</B>
Essayons de nous consoler avec une histoire des débuts de la Gouvernment Teachers? Union (GTU) que nous conte la presse militante. Nos instituteurs dominent toujours la lutte syndicale sinon notre actualité, plus particulièrement lors des rentrées scolaires (transferts contestés) et à la veille des examens de fin d?année (menaces de boycott de la part des surveillants et des correcteurs). Nous les savons intransigeants avec leur employeur (l?Etat) même quand des alliés(?) politiques sont au pouvoir (1982-83, 1990-93, 2000-2005).
La GTU voit le jour en 1945 alors que le colonialisme, encouragé par l?oligarchie, mène la vie dure au syndicalisme naissant. GTU et Government Servants Association mobilisent leurs forces pour contester les décevantes recommandations salariales de la commission Swinden. André Bazerque est la principale victime de cette répression syndicale. Il perd son emploi à la suite d?une action disciplinaire prise à son encontre. A la même époque, N. Saddul fonde un syndicat pour regrouper les instituteurs des écoles non gouvernementales.
En 1963, les syndicalistes Nabeebux et Tegally déclenchent la première grève d?instituteurs. Le gouvernement, déjà travailliste, capitule et fait droit aux requêtes syndicales. Les instituteurs prennent conscience de la force qu?ils représentent. Une nouvelle assurance collective émerge et s?étend parmi les travailleurs d?autres secteurs économiques.
En 1970-72, cette prise de conscience se renforce sous l?action décisive d?un Teachers Club, appelé à devenir le noyau de la tendance syndicale des Reformers. A la tête de cette équipe réformiste se trouvent Teeluckdharry, Sajadha et Bhagmal.
Maîtres d?école, Senior Teachers et enseignants des langues orientales donnent alors leur appui à la GTU. Pas de place encore pour le compartimentage dans le syndicalisme éducatif. La GTU compte plus de 3 000 membres. Son organisation solide et structurée est exemplaire. Bhagmal est même appelé à assumer la présidence de la FSSC. Il est son porte-parole auprès de la commission salariale Sedgwick. La présidence de Clément Mootoo à la tête de la FSSC, à partir de 1976, renforce encore cette unité syndicale parmi les fonctionnaires. Une grève générale débouche sur l?octroi d?un 13e mois éphémère parce que FMI, Banque mondiale, et Ringadoo veillent au grain.
La situation ne tarde pas à se détériorer. Les fonctionnaires syndiqués n?obtiennent rien ou presque de la Commission Chesworth. La décision du groupe Reformers, de ne pas se présenter aux élections de la GTU de 1982, laisse un vide difficile à combler. C?est du moins la situation en janvier 1982.
<B>Autres nouvelles biographiques</B>
Janvier 1982 se révèle fructueux sur le plan biographique. L?Université organise des Memorial Lectures en l?honneur du Dr Octave Wiehé, de Sir Harilal R. Vaghjee et de l?ancien vice-chancelier, Romachandraduth Burrenchobay, terrassé par une crise cardiaque, en Ecosse, le 19 octobre 1979, après avoir été séquestré par des étudiants. Les autorités universitaires approchent, à cet effet, le Dr Reginald E. Vaughan pour une conférence sur la science agricole et la recherche. Celui-ci est successivement enseignant au CRC, directeur de l?Institut de Maurice, puis de l?herbier du MSIRI. Il est le doyen des chercheurs du pays. Octave Wiehé assume les fonctions de vice-chancelier du 1er novembre 1968 au 31 octobre 1973. Son nom est donné au nouvel auditorium du Réduit, en mai 1981. Les orchidées l?ont toujours passionné.
Une conférence, sur le thème de la politique et du parlementarisme, honorera la mémoire du Speaker Harilal Vaghjee. Enfin une conférence, sur le thème des relations entre nourriture, aliments et santé, saluera la mémoire de R. Burrenchobay.
Le précédent Memorial Lecture de l?UoM remonte au 5 janvier 1979. Le juge Peter Pain donne alors une conférence, sur les développements constitutionnels des années 1950 à 1970, en l?honneur de feu le juge Droopnath Ramphul, successeur de Vaghjee aux fonctions de pro-vice-chancelier.
Sachons encore que le Dr Suresh Hurry prend de l?emploi aux Nations unies et que Me Ashock Jugnauth prête serment comme nouvel avocat. Le 26 janvier 1982, l?express dit tout le bien qu?on peut penser du pépiniériste Raymond Caliste, ancien officier de prison. Ce sont des faits qui ne s?oublient pas.
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