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La FSC forme elle-même ses futurs cadres
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La FSC forme elle-même ses futurs cadres
Le secteur financier est en plein essor à Maurice et il a désespérément besoin d?une main-d??uvre qualifiée et qui soit immédiatement opérationnelle. Ce n?est pas toujours le cas des jeunes, frais émoulus de l?université. C?est pourquoi la Financial Services Commission (FSC) a décidé de prendre les choses en main et de former elle-même ses futurs cadres.
« D?ici un an, si tout va bien, les meilleurs d?entre vous sortiront d?ici avec un contrat bien rémunéré en poche», assure Milan Meetarbhan, le Chief Executive Officer de la FSC. Dans les nouveaux locaux de la FSC, situés au c?ur de la cybercité, trois jeunes hommes et 16 jeunes filles écoutent Milan Meetarbhan, venu pour le lancement officiel de la formation professionnelle, mise sur pied par l?organisme régulateur du secteur financier. Le principe est simple: les 20 jeunes diplômés «rigoureusement sélectionnés» par la FSC feront le tour, pendant un an, des différents services de l?établissement.
L?idée est de placer les étudiants dans des situations réelles de travail afin de compléter la formation théorique reçue à l?université. «Le secteur financier est en pleine expansion et nous manquons de personnel qualifié ? ce qui constitue un problème majeur pour les entreprises et l?offshore mauricien qui continuent de croître», explique l?intervenant.
<B>«Un environnement agréable»</B>
Pour recruter des candidats, la FSC a écrit personnellement à chacun des étudiants de l?université de Maurice et de l?université de Technologie en dernière année de licence, gestion, droit et informatique. «Nous avons reçu au total 560 candidatures», se félicite le directeur de la FSC. «Nous avons finalement retenu 20 jeunes en fonction de leurs résultats universitaires et après entretien.»
Pendant toute la durée de leur formation, les jeunes recrues toucheront Rs 12 000 par mois (plus allocation de transport) en attendant d?être embauchées. Une rémunération qui est loin d?éblouir Vidoushi Ghurbhurrun, qui vient de décrocher sa licence en gestion : «Je ne vais pas être trop gourmande dans un premier temps mais à la fin de la formation on sera plus exigeant», confie la jeune fille avec un fin sourire.
Pour Levy Ramassami, jeune diplômé en informatique, «L?argent ne veut pas tout dire. Pour l?instant c?est l?expérience qui m?intéresse. Je veux développer mes compétences. Il faut également un emploi avec un environnement agréable et que ce ne soit pas une corvée de se réveiller pour aller travailler.»
Effectivement la FSC est aux petits soins avec ses salariés. «Nous avons prévu tout un étage pour nos employés avec salle de gym, services médicaux, entre autres», expose Milan Meetarbhan.
Au-delà, c?est la certitude d?avoir un emploi qui séduit les poulains de la FSC. «Je ne m?attendais pas à ce que le monde du travail m?accueille. C?est une occasion en or», souligne Rubyna Ramah. «Je viens de passer ma licence en droit et j?ai différé mes examens au barreau mauricien. Grâce à cette formation, je me vois très bien dans le département juridique de la FSC et le défendre au tribunal !»
«Satisfaite du parcours proposé»</B>
Les futurs cadres apprécient également l?aspect pratique de la formation. «C?est un programme bien structuré et on est bien encadré car on nous permet un système de rotation des différents départements de la FSC», relève ainsi Vidoushi Ghurbhurrun. Rubyna Ramah est elle aussi satisfaite du parcours qu?on lui propose : elle va d?abord être affectée au département «capital market cluster» - qui a pour fonction de surveiller les activités commerciales des entreprises. «Les diplômés ont été habitués à être nourris au biberon et ce programme prévoit justement cet aspect.»
Derrière tout cela, il y a l?espoir de retenir ces jeunes talents à Maurice et de les dissuader de s?envoler pour Londres, Paris ou Sydney. Se laisseront-ils convaincre ? Pour Tanya Ramnauth c?est cent fois oui. «C?est un honneur pour moi de travailler dans une entreprise aussi prestigieuse car je veux avant tout servir mon pays», assure cette jeune diplômée en finance et comptabilité.
Levy Ramassami reconnaît qu?il faut «bouger pour découvrir d?autres horizons». Mais il assure néanmoins qu?il a l?intention de faire carrière dans l?informatique à Maurice.
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