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?La France continuera à accompagner les Comores?
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?La France continuera à accompagner les Comores?
?<B> Votre accréditation à l?Union des Comores il y a presque cinq ans, a fait de vous un acteur dans la recherche d?une solution à la double crise politique et institutionnelle qui secouait l?archipel. Quelle leçon avez-vous tiré de cette crise depuis avril 2000 que vous êtes en poste à Moroni ? </B>
La première constatation que j?ai faite dès le début, c?est que c?était une crise qui portait, peu être davantage, sur des questions de forme que sur des questions de fond. J?entends par-là que c?était plus une crise de participation au pouvoir, de sentiment qu?ont pu avoir certains partenaires notamment les Anjouanais qui n?étaient pas associés au fonctionnement des institutions comme ils pensent qu?ils ont dû l?être. Ils avaient l?impression qu?ils étaient un peu à l?écart des centres de décisions.
Moi, ce qui m?a frappé c?est qu?il n?y a pas d?énormes problèmes de fonds aux Comores par rapport à beaucoup de pays d?Afrique, où il y a des problèmes ethniques qui sont des problèmes sérieux. Il y a une forte unité. Une unité de la langue même s?il y a des petites nuances entre les uns et les autres, et une unité religieuse. Malgré la diversité insulaire, ce sont des îles qui manifestement paraissent beaucoup plus soudées et proches que nombre de pays qui sont au bord de l?éclatement.
En ce qui concerne la crise dite séparatiste, le plus difficile était de renouer la confiance. À l?époque la méfiance des Anjouanais qui se dirigeaient vers les autres îles, la Grande-Comore en particulier mais aussi vers l?Organisation de l?unité africaine (OUA). Nos amis de l?OUA avaient beaucoup de difficultés à faire leur travail de médiation.
Il a fallu que d?autres s?impliquent, la France, l?Union européenne et également l?Organisation de la francophonie. Le schéma très général trouvé d?un système largement décentralisé, largement autonome, a convenu à tout le monde.
?<B>Les Comores s?apprêtent à tenir la conférence des bailleurs au plus tard au mois d?octobre. Quelle sera l?apport de la France pour la réussite d?une telle conférence ? </B>
La réunion des bailleurs de fonds prendra sa place dans le schéma de réorganisation du système financier, budgétaire et économique des Comores, après une discussion d?un programme de surveillance et constatation que l?exécution budgétaire s?est déroulée correctement.
La direction de la réunion des bailleurs de fonds est déjà en train de travailler parce qu?il faut les réunir autour d?un projet, il faut que chacun commence à indiquer quels sont les axes sur lesquels il souhaiterait travailler. Pour ce qui nous concerne les grands axes sont l?appui institutionnel, la santé, l?éducation, les infrastructures, l?agriculture.
?<B> Les Comores sont lourdement endettées. </B>
Le pays compte avant la fin de l?année s?inscrire à l?initiative PPTE. La France compte-elle accompagner les Comores dans ce combat ?
C?est quelque chose que nous faisons depuis le début, sans aller dans les détails. Tout le monde a reconnu que les institutions de Bretton Woods ont fait preuve, surtout depuis leur deuxième passage, d?une certaine bienveillance vis-à-vis des Comores et je crois que la France n?est pas totalement étrangère à cet ?il plutôt ouvert et bienveillant en ce qui concerne les Comores. Bien sûr, on va accompagner les Comores dans la mise en place de cette réunion des bailleurs de fonds.
<B>Al Watwan</B>
?<B> Visite officielle. Le président Azali à Paris. </B> Assoumani Azali était du 31 janvier au 2 février en visite officielle en France. Il est ainsi le premier chef d?état comorien, depuis l?indépendance de 1975, à effectuer une visite officielle en France. Ses échanges avec le président Jacques Chirac ont tourné autour des relations entre la France et les Comores. Les deux hommes ont exprimé la volonté de rendre plus vivante une coopération qui avait été interrompue en raison du climat d?instabilité qui a régné dans cet archipel. Jacques Chirac a souhaité ?une relation fraternelle, de coopération et de développement? avec les Comores. Il a d?autre part salué le rôle du président Azali ainsi que celui du gouvernement dans le maintien de l?accord de Fomboni de septembre 2001, qui a restauré l?ordre constitutionnel et la paix civile.
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