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La fascination des ?corporate affairs?

23 octobre 2007, 20:00

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Sunil Beeharry-Panray, 49 ans, est Port-lousien de naissance. Il est le fils de feu Bhoopal Beeharry-Panray, OBE, avoué, qui était membre de la Public Service Commission, chairman de l?Industrial Relations Commission, un des directeurs de la Banque de Maurice et membre de l?Electoral Supervisory Commission.

Très bon élève à l?école Champ-de-Lort, Sunil Beeharry-Panray fait la petite bourse à l?école Labourdonnais. ?Je dois beaucoup à deux instituteurs que je n?oublierai jamais: M. Randera qui était mon instituteur à l?école Labourdonnais et Bhoomitre Boolell, avec qui je prenais des cours particuliers en fin de semaine.? Il subit aussi l?influence positive de Ramesh Ramdoyal, qui est le frère de Lalita, sa mère.

Sunil Beeharry-Panray effectue sa scolarité secondaire au collège Royal de Port-Louis. Son ami d?école, Charles Wong, aujourd?hui dans l?import-export, se souvient de lui comme d?une personne ?dotée d?un bon sens de l?humour, généreux car toujours prêt à aider un ami dans le besoin et très populaire car parlant à tout le monde?.

Très tôt et au contact des amis de son père, il s?intéresse à la finance ?comme d?autres?, dit-il, ?s?intéressent à la mode?. Mais au lieu d?aller en Europe, c?est au Canada qu?il décide de faire des études supérieures. Il explique ce choix. ?J?ai pris la décision de me rendre au Canada et plus précisément à Montréal, pour trois raisons. Tout d?abord, parce qu?au Canada, le système d?éducation est bien organisé et structuré. Ensuite, je voulais étudier à l?université de Concordia car elle jouit d?une bonne réputation dans le domaine des affaires. Il y a aussi le fait que Montréal est une ville bilingue d?envergure. Cette ville a aussi pesé de tout son poids dans la balance en raison du fait que j?ai de bons amis qui y sont établis.?

Sunil Beeharry-Panray ne craint pas le grand froid canadien et émigre au Canada en 1979. Admis dans son université fétiche, il entame un Bachelor in Commerce et embraye ensuite avec un Masters en Business Administration. Au cours de ses années d?études, sa route croise celle d?une étudiante, Conchita Gonzalez, une Espagnole ayant émigré dès son jeune âge au Canada, avec qui il choisit de cheminer. Elle deviendra par la suite madame Beeharry-Panray.

La fascination de Sunil Beeharry-Panray pour les corporate affairs ne fait que croître. Ses diplômes obtenus, il saisit une offre d?emploi en tant que vérificateur financier chez Imperial Tobacco Canada qui est la plus grande entreprise canadienne dans l?industrie du tabac. ?J?ai pensé qu?il était très stimulant de travailler dans cette industrie qui était à l?époque, et même aujourd?hui, en pleine mutation?.

L?exercice de ses fonctions à l?échelle de l?entreprise lui permet d?acquérir rapidement des connaissances commerciales et de l?expérience dans l?industrie du tabac. Il est si assidu au travail qu?il est invité à rejoindre les rangs d?Imasco Limitée, maison mère d?Imperial Tobacco, en tant que cadre intermédiaire. En 1996, il est nommé trésorier adjoint et atteint deux ans plus tard les objectifs qu?il s?est fixés, à savoir, vice-président et trésorier. Poste qu?il occupe jusqu?en 2000.

Lorsque Immasco Limitée est rachetée par la British American Tobacco, la nouvelle direction lui propose de réintégrer les rangs d?Imperial Tobacco Canada où il exerce des fonctions similaires jusqu?en 2004 quand il est nommé vice-président et chef des finances. Même s?il est un bourreau de travail, Sunil Beeharry-Panray décompresse en voyageant quand il le peut, en pratiquant de la plongée sous-marine, en faisant de la course automobile et de la randonnée pédestre. Dès qu?il en a l?occasion, il cuisine aussi. Il porte aussi un intérêt au social car il siège sur le comité d?investissement de la Fondation de l?hôpital des enfants de Montréal. Mélomane, il a participé à plusieurs reprises à l?organisation de levées de fonds pour l?Orchestre Symphonique de sa ville. Il lit beaucoup également mais la plupart du temps, il s?agit de magazines économiques.

Réduire les risques

Son investissement professionnel et son expérience dans le secteur de la restructuration de l?entreprise et de la corporate finance, porte leurs fruits car il vient d?être nommé directeur des Investissements, acquisitions et entreprises à la British American Tobacco de Londres. Il prendra son nouveau poste au début de l?année prochaine. ?C?est avec beaucoup de fierté que je me joins à l?équipe de la BAT, maison mère d?Imperial Tobacco Canada, compagnie internationale centenaire, cotée deuxième au monde sur les marchés boursiers à titre de groupe de tabac. Je suis impatient de prendre mes nouvelles fonctions et de contribuer au succès de cette entreprise.?

Appelé à dire comment la compagnie qui l?emploie parvient à rester viable étant donné que les gens sont de plus en plus conscients des méfaits du tabagisme sur leur santé, Sunil Beeharry-Panray qui est non-fumeur, parle d?opérer de façon responsable. ?C?est vrai qu?il n?existe pas de cigarette sans risque et que la façon efficace de réduire les risques liés à l?usage du tabac est d?arrêter de fumer. Cependant, plus de cinq millions d?adultes au Canada continuent à le faire. C?est pour ces raisons que c?est important pour une compagnie de tabac de mener ses opérations de façon responsable. Avec les constats du développement durable, en 2006, Imperial Tobacco Canada a adopté un rapport social qui prouve son intérêt marqué à être une entreprise responsable. La responsabilité sociale de l?entreprise est devenue un engagement à mener nos activités de façon durable, sur les plans économique, social, environnemental, tout en reconnaissant les préoccupations des personnes qui ont un intérêt envers nos activités. C?est vrai aussi que le marché du tabac au Canada n?est pas un marché en croissance. Mais nous nous efforçons de nous tailler une part de marché toujours plus grande en étant attentif aux préférences des fumeurs adultes et de donner une valeur ajoutée à nos produits pour bénéficier d?un avantage compétitif face à nos concurrents. En parallèle, nous poursuivons nos recherches pour offrir des produits à risques réduits pour la santé .?

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