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La destination mauricienne ?perd de sa compétitivité?
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La destination mauricienne ?perd de sa compétitivité?
Le marché des voyages est caractérisé aujourd?hui par deux modèles de développement : celui qui propose des produits touristiques ?fonctionnels et standardisés? et celui qui mise sur la ?différenciation sur mesure et l?originalité?. Il s?agit là de l?analyse du bureau parisien de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA).
Ce bureau propose de nouvelles orientations pour le développement du tourisme, notamment le positionnement de la destination mauricienne pour le marché français. Le principe qui caractérise ce marché, mais qui s?applique également à d?autres, est le besoin de partir en vacances, de se ressourcer. Ce qui entraîne des réservations de dernière minute sur le long-courrier, un engouement pour les vacances à thème et le fractionnement des séjours, la recherche d?une rentabilisation maximale des dépenses engagées. D?où l?émergence de la formule locative ou encore de l?importance du facteur prix? Ce sont là autant de nouvelles donnes.
?A l?heure où le marché du voyage se banalise et où la consommation est déterminée par une monnaie commune, par l?essor du transport low cost et par la réservation sur Internet, la question du positionnement de l?offre est cruciale?, note le rapport de ce bureau de la MTPA.
Il relève que Maurice ?tend à perdre en compétitivité, face à une concurrence qui intensifie ses actions promotionnelles et joue la carte des offres tarifaires à bas prix?. Les analyses sur le comportement des touristes montrent que ?le prix devient de plus en plus déterminant dans le choix de la destination?. Or, selon le bureau de la MTPA, Maurice n?a ni les moyens ni la volonté de se positionner dans cette guerre des prix.
Engouement pour la formule locative
A titre de comparaison, sur le marché français, la destination Maurice est vendue à partir de 835 euros tandis que le Mexique, le Brésil, la Martinique ou la République dominicaine sont offerts entre 529 et 684 euros. Démonstration qu?elle est donc moins intéressante sur le plan tarifaire.
Mais Maurice continue de défier les tendances, notamment sur le marché français où la destination a enregistré une augmentation de 10,9 % des ventes. Un marché certainement porteur puisque deux Français sur trois partent en vacances.
La raison en est que la destination mauricienne ne répond ni au phénomène de mode (tel Dubayy) ni à une destination à bas prix (telle la République dominicaine). Sa part de marché en France augmente de façon constante. En 2005, 121 900 touristes de ce pays ont déjà visité l?île, soit une augmentation de près de 5 %, par rapport à la même période en 2004. Il existe une demande importante pour le tourisme lointain et Maurice bénéficie de cet engouement.
Mais pour conserver son rôle de leader dans l?océan Indien, la destination mauricienne devra, selon le bureau parisien de la MTPA, ?passer par des innovations sur le produit et bénéficier d?une meilleure visibilité auprès du grand public et des professionnels?. Il s?agit donc de lui donner de nouvelles orientations qui répondent aux tendances d?un monde des voyages en évolution constante au cours de ces dernières années.
Autrement dit, s?adapter à la réservation de dernière minute, développer des formules de vacances à thème (sportif, gastronomique ou culturel), ou encore ne pas ignorer l?engouement pour la formule locative. ?Une destination à elle seule ne constitue plus le critère décisif du choix et c?est souvent l?activité, voire le prix, qui détermine le lieu des vacances?, insiste le bureau de la MTPA à Paris. Le développement touristique de Maurice dépendra donc de la faculté de la destination à s?adapter aux nouvelles donnes.
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