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La danse du kangourou
Les quatre membres de la troupe Wadumbah se sont déjà produits à Maurice en 2000. Ils proposent au public des danses de l?Australie de l?Ouest, dont ils sont originaires, et plus particulièrement des danses Noongar, du Sud-Ouest de l?Australie, accompagnés par un instrument typique aborigène, le didgeridoo.
La troupe, originaire de Perth, donne rendez-vous au public, tous les jours, à midi, à l?entrée du musée, pour une plongée en musique dans la culture aborigène. Soleil oblige, le public se réfugie plus volontiers dans les ombrages, laissant les danseurs venir à eux.
Mercredi, jour d?ouverture de l?exposition, les Wadumbah ont joué principalement pour les enfants d?une école.
Un spectacle instructif et amusant, impressionant aussi, pour la maîtrise du didgeridoo et les imposants danseurs, avec leurs costumes typiques, entre couleurs naturelles et couleurs vives et leur peinture sur le corps.
C?est le rôle de James, leader du groupe et joueur de didgeridoo. James donne ensuite un petit cours de didgeridoo.
Un instrument qui prend de nombreuses années avant d?être correctement maîtrisé.
« J?ai commencé à l?âge de 10 ans, mais j?ai réellement atteint la perfection il y a quelques temps seulement. J?ai arrêté de fumer » L?instrument lui a été enseigné par les anciens de la tribu. Dans sa famille, tout le monde tente de promouvoir la culture aborigène. « J?ai six enfants, les six font de la danse traditionelle.
A Maurice, mon fils, James Jr m?accompagne ».
Entre deux danses, lentes mais très physiques, James nous raconte son apprentissage du didgeridoo. Amusant a début, lors des premiers souffles et essouflements. De plus en plus impressionnant, à mesure que le musicien se joue des difficultés. C?est lui qui raconte les tribus, l?origine des danses, comme la danse du kangourou, très lente, mais sauts et mouvements secs et maîtrisés. Le mime du kangourou est amusant aussi pour les enfants.
Ensuite, James présente une danse sur la légende d?un serpent, Big Wind Dreaming Dance. L?un des trois danseurs joue au vent serpent qui se faufile dans les eaux du fleuve et mord les nageurs qui se trouvent sur sa route.
Les danses traditionnelles, sont tels des contes. Simples, abordant des thèmes de la nature de la vie quotidienne ou des tribus aborigènes.
La pêche, la nature, le désert ou l?océan.
Rien à voir avec ce que l?on pouvait imaginer, rien de commercial ni d?extraordinaire. La troupe ne semble pas être venue pour en mettre plein les yeux mais pour expliquer, pour partager, raconter. Idéal également pour rendre encore plus vivante la belle exposition d?art aborigène, à l?intérieur du musée. On retrouve les peintues et tentures avec un autre regard. Peut-être plus dans l?ambiance, intéressée en tout cas à en savoir plus sur ces cultures, en particulier la culture Tiwi, du Nord de l?Australie.
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