Publicité

La crainte de la vie chère (2)

13 juin 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Eshan Raymode, </B> fabricant de chaussures depuis 15 ans

<B>?Que le seuil de la TVA soit revu !? </B>

?J?attends que le gouvernement définisse, une bonne fois pour toutes, ce qu?il comprend par PME. J?espère que le ministre des Finances va baisser la TVA (NdlR : taxe sur la valeur ajoutée) sur les matières premières pour donner plus de motivations aux entrepreneurs puisque, avec la perte du pouvoir d?achat, la vie devient de plus en plus dure. Le Business Facilitation Act est très bien mais les organisations comme SEHDA (NdlR : Small Enterprises and Handicraft Development Authority) et EM (Enterprise Mauritius) prennent toujours trop de temps à réagir. Il serait aussi peut-être temps de revoir le seuil de Rs 2 millions pour que la majorité des commerçants soit enregistrée auprès de la TVA. Ce n?est qu?ainsi que le secteur informel sera régularisé.?

<B>Dr Meeta Davidsen, </B> médecin généraliste du privé

<B>?Nous sommes des laissés-pour-compte?</B>

?Les médecins généralistes du privé sont des laissés-pour-compte dans tous les budgets. Nous sommes au nombre de 450 et nos frais de consultation sont de Rs 250. C?est notre gagne-pain mais les gens ne veulent pas payer plus parce que les généralistes du public font aussi des consultations privées et nous font de la concurrence déloyale. Avec la perte du pouvoir d?achat, les gens rechignent de plus en plus à nous consulter pour une ordonnance puisque cela coûte entre Rs 600 et Rs 900. Ils préfèrent aller au dispensaire. De plus, nous n?avons même pas droit à des voitures hors taxes ni à des facilités de paiement quand nous achetons nos voitures. Le résultat, c?est que beaucoup de médecins généralistes du privé quittent le pays, préférant émigrer.?

<B>Urmila Banymandhub Boolell, </B> légiste et présidente de The Indus Entrepreneurs

<B>?Je n?attends pas le budget avec impatience !? </B>

?Je dois dire que je n?attends pas le budget avec impatience puisque, avec le dernier, je me suis retrouvée à payer plus d?impôts ! Je n?ai plus droit à des exemptions et je me retrouve avec une note d?impôts effarante ! En tant que professionnelle, je note qu?il y a un énorme problème de formation dans tous les secteurs, avec pour résultat que malgré que les gens soient qualifiés, ils n?ont pas d?expérience. J?espère que le budget va régler ce problème car nous savons quels sont nos besoins - le secteur des Tics, les nouvelles technologies, le secteur financier, etc. Je sais aussi que le budget de l?an dernier a mis l?accent sur les PME (NdlR : petites et moyennes entreprises), mais je pense qu?il y a tout à faire dans ce secteur. Ailleurs, quand les gens prennent conscience qu?ils ont du succès, ils ont tendance à ouvrir leur propre boîte, mais ici, la tentation est d?être employé à vie. Je suis aussi interpellée par la mesure qu?avait essayé d?introduire le ministre des Finances l?an dernier concernant l?ouverture du pays aux avocats étrangers. Je ne suis pas contre, mais je crois qu?il faut d?abord mettre de l?ordre chez nous et réglementer le métier.?

Publicité