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La course à Pékin-2008 est lancée

16 juillet 2005, 20:00

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Près d?un an après les Jeux olympiques d?Athènes, la onzième édition des Championnats du monde 2005 de natation est l?occasion de faire le point sur l?état général d?une discipline qui se lance dans la course des JO de Pékin-2008, à partir d?aujourd?hui à Montréal.

La tenue de cette épreuve sur l?Ile Sainte-Hélène montréalaise tient lieu un peu du miracle. Le 17 janvier, les organisateurs, ployant pourtant sous les difficultés financières, avaient reçu comme une gifle la décision de la Fédération internationale (FINA) de déplacer l?épreuve.

Il avait alors fallu toute la volonté du maire de la ville, Gérald Tremblay, pour infléchir la volonté des instances internationales qui avaient obtenu des offres de services d?Athènes, Berlin et Moscou. Et, le 10 février, Montréal avait finalement succédé à? Montréal.

Tout pouvait rentrer dans l?ordre. Ou presque. Car cette crise a forcément laissé des traces. Surtout, elle a coûté la vie à un homme. Le directeur général du comité d?organisation, Yvon DesRochers, critiqué de toutes parts, s?est suicidé dans sa voiture le 2 février.

Chercheur d?argent

Au moment de la cérémonie d?ouverture concoctée sur le thème de l?eau par le Cirque du Soleil, toutes les inquiétudes ne sont pas levées. Surtout celles qui concernent les finances. D?autant plus que l?objectif de billetterie est loin d?avoir été atteint avec seulement 80 000 des 480 000 places vendues.

Même si par le passé, le public, notamment à Barcelone en 2003, a souvent attendu que les épreuves débutent pour se précipiter, l?échec populaire menace. Tout comme le soutien des entreprises, malgré trois très récents gros contrats, s?avère décevant, n?étant pas totalement à la hauteur des espoirs.

Même si les organisateurs cherchent de l?argent un peu partout. Même, chose rarissime, auprès de la presse écrite, obligée de bourse déliée pour des places en tribune de? presse, un déficit sur les 38,5 millions de dollars canadiens (27 millions d?euros) de budget reste envisageable.

Mais le maire, pour obtenir le retour de l?épreuve qui accueille plus de 2 000 athlètes de 160 pays, dans sa cité, s?est engagé à combler tous les passifs. Et ceux-ci ne viendraient que gonfler la note pour le contribuable montréalais qui paie encore les? Jeux olympiques de 1976, par le biais de ses paquets de cigarettes.

En échange, Montréal a quand même gagné de très belles installations dans un environnement très verdoyant. Les nageurs, qui ont eu la chance de visiter, voire d?essayer, aiment beaucoup la piscine, non loin du circuit de Formule 1. Ils ont trouvé le bassin, partout profond de trois mètres, très agréable.

Les athlètes ont apprécié le cadre avec un arbre en décor. « Il n?a pas pu être enlevé. C?est une espèce rare de cette île », a raconté le médaillé de bronze français d?Athènes, Hugues Duboscq, agréablement surpris par « les vestiaires à l?ancienne » dans le Pavillon des baigneurs.

Sur le plan sportif, ces Mondiaux s?annoncent très bien. Bien que certains grands noms aient fait l?impasse sur ce rendez-vous pour cause de retraite (le Russe Alexandre Popov) ou de blessures comme le Néerlandais Pieter van den Hoogenband ou la vedette locale, le plongeur Canadien Alexandre Despatie.

D?autres ont aussi snobé cette épreuve en raison d?une méforme (relais 4x100m sud-africain) ou, surtout, pour se reposer après les énormes efforts fournis pour préparer les Jeux d?Athènes. Dans cette catégorie, l?Australien Ian Thorpe qui a pris une année sabbatique, en est l?illustration la plus frappante.

Malgré ces absences, il y aura quand même du beau monde, beaucoup de jeunes comme les Chinois qui veulent se montrer et des suprématies à conserver ? la Chine au plongeon. Il y aura aussi des paris à relever. Le premier sera celui de la Française Virginie Dedieu. Elle rêve de rééditer son triomphe de 2003. Dedieu veut être plus proche des étoiles.

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