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Global Business
La majoration des frais de licences n’arrange pas les affaires des opérateurs
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La majoration des frais de licences n’arrange pas les affaires des opérateurs
■ L’attractivité de Maurice risque de pâtir de la hausse des frais de licences.
La révision des frais de licences de la Financial Services Commission (FSC) relance le débat sur la compétitivité du centre financier mauricien. Après le doublement des frais d’incorporation et d’enregistrement des sociétés, entré en vigueur en janvier 2026, puis l’annonce d’une hausse des frais applicables aux Tax Residence Certificates dans le Budget 2025-2026, les opérateurs du Global Business dénoncent une accumulation de coûts susceptible d’affaiblir l’attractivité de la juridiction.
Dans une déclaration à l’issue des consultations avec la FSC, le Chief Executive Officer de Mauritius Finance, Faraz Rojid, regrette que la révision tarifaire se traduise par une augmentation moyenne d’environ 35 % des frais de licences, certaines catégories enregistrant des hausses allant de 200 à 400 %. Selon lui, ces augmentations modifient sensiblement le coût de faire des affaires à Maurice et soulèvent une question fondamentale : jusqu’où est-il possible d’alourdir les charges pesant sur le secteur sans compromettre sa compétitivité ?
Cette inquiétude avait déjà été exprimée par Mauritius Finance lors de l’exercice de consultation mené en mars dernier. L’organisation avait attiré l’attention sur l’effet cumulatif des différentes mesures affectant le secteur : hausse des frais d’incorporation, coûts d’audit, dépenses de conformité, exigences réglementaires accrues et, désormais, relèvement des frais de licences. Elle rappelait également que les sociétés de Global Business sont soumises à la Corporate Climate Responsibility Levy de 2 %, portant pour certaines d’entre elles le taux effectif d’imposition à 17 %.
Le spectre de la délocalisation
L’argument avancé est celui de la concurrence internationale. Maurice évolue sur un marché où les investisseurs peuvent arbitrer entre plusieurs centres financiers tels que Singapour, le Luxembourg, Dubaï, Jersey ou les îles Caïmans. Dans ce contexte, une augmentation répétée des coûts peut peser dans les décisions de localisation ou de redomiciliation des structures internationales.
Le secteur souligne que l’enjeu dépasse largement le montant des nouvelles redevances. Le Global Business représente près de 13 % du PIB, contribue à hauteur de quelque 60 % des recettes de l’impôt sur les sociétés – environ Rs 15,4 milliards – et soutient près de 20 000 emplois. Il constitue également une source importante de devises et alimente l’activité de nombreux prestataires de services, notamment les sociétés de gestion, les banques, les cabinets d’audit et d’avocats.
Mauritius Finance cite notamment le cas des Authorised Companies, dont les frais de licences augmenteraient d’environ 300 %. Avec plus de 6 300 structures enregistrées, une éventuelle délocalisation d’une partie de ces entités pourrait, selon l’organisation, entraîner un manque à gagner bien supérieur aux recettes additionnelles attendues, en raison des effets d’entraînement sur l’ensemble de l’écosystème financier.
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