Publicité
La CNT versera Rs 60 000 à un ex-receveur
Par
Partager cet article
La CNT versera Rs 60 000 à un ex-receveur
La Corporation nationale de transport (CNT) avait estimé que Balla Goorwappah était coupable de détournement de fonds. Et elle l’a licencié. Mais l’ancien employé a contesté la décision. En cour industrielle hier, le magistrat Hajee Abdoula a jugé le renvoi justifié mais a condamné la corporation à lui verser des indemnités de Rs 59 568,56, en plus des intérêts au taux de 8 %.
Balla Goorwappah, receveur à la CNT depuis janvier 1988, a été licencié le 27 mai 2002. Car la CNT avait constaté que les feuilles de route (waybills) avaient été falsifiées, en superposant et en réécrivant (overwriting) sur les différents feuillets.
En cour, Indoonundun, Data Entry Supervisor de la CNT, a expliqué que chaque feuille de route est vérifiée par la section informatique. En cas d’erreurs, une note y est inscrite. Un autre témoin, Samouth, Traffic Officer, a expliqué la procédure à suivre pour l’émission des tickets d’autobus.
Contestant son renvoi, Balla Goorwappah a réclamé, par une action en cour, des indemnités de Rs 418 918.53. Au cours de l’audience, il a expliqué la manipulation des appareils d’émission de tickets (time machines), qui datent de 30 ou 40 ans, quand ils appartenaient encore à la compagnie Vacoas Transport. Il a ainsi tenté de démontrer qu’il n’a pu falsifier les waybills car il doit procéder à ses entrées sur sa feuille de route pendant que l’autobus roulait.
Dans le même temps, il doit tenir l’appareil à tickets. Il a aussi admis qu’il appartient à l’employé responsable de l’appareil de le vérifier à l’ouverture et à la fermeture des soldes sur la feuille de route. Celui-ci doit également compter les recettes de la journée.
Dans ses conclusions, le magistrat a indiqué que les documents produits en cour établissent qu’il y a bien eu superposition : les trois feuilles de route relatives à l’accusation portée contre le receveur ont été falsifiées. Mais il n’a pas été établi que ces agissements ont été faits dans le but de détourner les fonds de la corporation. D’ailleurs, le témoin de la CNT n’a pu dire la somme que le plaignant aurait détournée.
Le jugement déclare que le licenciement du plaignant était justifié mais que les indemnités sont dues au taux normal.
Publicité
Publicité
Les plus récents