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La chéloïde avec le Dr Aboo Bakar Seetal,dermatologue

15 février 2008, 00:00

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Comment définissez-vous la chéloïde ?

Il s?agit souvent d?une cicatrice exagérée suite à une blessure. Au lieu de se cicatriser, elle gonfle. Elle peut apparaître après une opération chirurgicale, une blessure infectieuse. Mais surtout suite à des brûlures étendues. Il y a également eu des cas qui apparaissaient après une vaccination, notamment la petite variole.

Le côté inesthétique de la grosseur cutanée s?accompagne d?une réelle irritation ? cela «gratte».

Quels sont les facteurs en cause ?

Ils ne sont pas clairement déterminés. On parle plus d?une susceptibilité que des individus développent plus que d?autres. Au lieu de cicatriser normalement, certaines personnes font un excès de cicatrisation.

Sur quelles régions du corps la voit-on le plus fréquemment ?</B>

Moins au visage qu?ailleurs. On en observe également au niveau du percement de l?oreille. Il existe aussi des sujets qui développent des chéloïdes après un simple passage chez le coiffeur. Ce sont des patients dont les cheveux sont très frisés. Le contact de la lame sur la nuque provoque ce qu?il convient d?appeler une acné chéloïdienne, c?est-à-dire des chéloïdes sur la nuque.

● <B>Est-ce une affection courante à Maurice ?</B>

Suffisamment pour qu?on s?en préoccupe. On peut dire que dans la profession, chacun rencontre deux à trois sujets chaque année.

● <B> Que faire pour contrer la chéloïde ?</B>

D?abord, il y a ce qu?il ne faut pas faire : essayer de faire enlever la grosseur sans l?avis d?un spécialiste. On risque alors d?aggraver les choses, la cicatrice devenant plus large que la lésion originale.

Il existe des cas où on peut le faire, mais ils doivent faire l?objet d?une thérapie ayant recours aux rayons X et être suivis d?un traitement approprié avec des injections interlésionnelles à base de cortisone. Ces injections sont faites à une fréquence d?une par mois sur cinq à six mois.

● <B>Et pour les autres cas ?</B>

Il existe une crème très efficace à base de silicone sur le marché. Dans les cas de brûlures très étendues, on emploie la pressure therapy. Cette technique, qui consiste à mettre sur une durée déterminée un vêtement spécialement conçu pour exercer une pression sur les lésions concernées, est notamment répandue en Australie. Elle n?existerait pas encore à Maurice.

<I>Propos recueillis par </I> <B>Olivier MASSON</B>

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