Publicité

Santé

Dialyse : un premier atelier public pour apprendre à préserver la fistule

24 août 2026, 13:32

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Dialyse : un premier atelier public pour apprendre à préserver la fistule

Le Dr Himanshu Verma, spécialiste indien en chirurgie vasculaire, a animé une rencontre destinée aux patients dialysés, hier, dans la salle municipale de la ville de Quatre-Bornes.

C’est une première dans le secteur public mauricien. Un atelier entièrement consacré à la préservation de la fistule artério-veineuse, un élément vital pour les patients sous dialyse. L’initiative, organisée en collaboration avec la Renal Association, a réuni des professionnels de santé et des patients autour d’un objectif commun : mieux comprendre comment protéger cet accès vasculaire indispensable aux traitements.

Souvent méconnue du grand public, la fistule est pourtant le «cordon de vie» des personnes souffrant d’insuffisance rénale. Lorsqu’elle fonctionne correctement, elle permet le bon déroulement des séances de dialyse et offre aux patients la possibilité de conserver une qualité de vie relativement normale. En revanche, une obstruction ou une infection peut compromettre les traitements et entraîner de graves complications.

L’atelier animé par le Dr Himanshu Verma, chirurgien vasculaire de l’hôpital Fortis de Delhi, a permis au praticien de répondre aux nombreuses interrogations des participants et aussi de connaître les bonnes pratiques pour détecter les premiers signes d’un dysfonctionnement.

Présent lors du lancement de l’événement, le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a salué une initiative qu’il qualifie d’essentielle pour renforcer l’accompagnement des patients dialysés. Il a également rendu hommage à Bose Soonarane, secrétaire de la Renal Association, pour son engagement constant auprès des personnes souffrant de maladies rénales.

Le ministre est revenu sur les difficultés qu’ont traversées les patients sous dialyse ces dernières années, rappelant qu’une enquête judiciaire est en cours concernant leur prise en charge sous le précédent régime. «Nous voulons que toute la lumière soit faite», a-t-il déclaré.

Anil Bachoo a aussi annoncé une avancée attendue : la création d’un nouveau centre de dialyse à l’hôpital ENT de Vacoas, un projet qui a déjà reçu l’approbation du gouvernement. L’objectif est de rapprocher les services des patients et de réduire les déplacements souvent éprouvants imposés par les traitements.

Au-delà de la dialyse, le ministre a mis en avant le renforcement de la coopération médicale avec l’Inde. Depuis le retour de l’actuel gouvernement au pouvoir, plusieurs équipes de spécialistes indiens se sont succédé à Maurice pour réaliser des interventions complexes, former les équipes locales et contribuer à réduire les listes d’attente, notamment en chirurgie et en oncologie. Il a également annoncé la venue prochaine du professeur Nizam Mamode, qui est l’un des chirurgiens spécialisés en transplantation les plus connus du Royaume-Uni, qui travaillera aux côtés des médecins et infirmiers mauriciens sur les cas rénaux les plus complexes.

Publicité